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Élections, Politique

Myriam Ouellette prétend que le NPD peut faire un vrai changement

Myriam Ouellette a adhéré aux idées du Nouveau parti démocratique(NPD) il y a quelques années. Son enthousiasme pour le parti s’est confirmé lors de la vague orange de 2011, alors que le parti mené par Jack Layton a atteint des sommets historiques, particulièrement au Québec.

Cette affinité et l’approche des élections du 21 octobre ont fait d’elle la candidate du NPD dans Rivière-du-Nord.

« Tout est parti du fait que je cherchais le candidat du NPD pour la circonscription de Rivière-du-Nord. En réponse à mon courriel, ils m’ont appelée. Je leur ai dit que je cherchais le candidat parce que le NPD correspond à mes valeurs. »

Elle a appris qu’il n’y avait pas encore de candidat. On lui a demandé si elle voulait devenir candidate.

« J’ai tout de suite demandé ce que ça implique, parce que j’ai un emploi, une famille, etc. Mais depuis que je suis petite, la politique m’a toujours intéressée. Ça m’a pris deux jours, j’en ai parlé avec mon conjoint, car nous avons des enfants et ça l’implique évidemment, et puis, avec son appui, j’ai décidé de me lancer. »

Le goût de changer les choses

Myriam Ouellette a 31 ans, elle a grandi à Saint-Hippolyte, où ses parents se sont installés alors qu’elle avait trois ans. Comme bien d’autres, la famille a converti le chalet en résidence familiale et s’est installée en permanence dans la région.

Elle habite Saint-Jérôme et occupe un emploi de secrétaire à la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord.

La politique, dit-elle, c’est une façon de « donner su suivant », de faire sa part pour la collectivité.

Elle croit que les gouvernements doivent faire mieux pour améliorer le sort des gens au quotidien et veut défendre la protection de l’environnement, l’électrification des transports, ainsi que l’accès des familles à des logements, des services de garde, et des services de santé de qualité pour tous les groupes d’âge de la population.

« Le parti de la classe moyenne »

« Ce qui m’interpelle, c’est qu’avec le NPD, il y a de la place pour monsieur et madame Tout-le-monde en politique. Je trouve que la classe moyenne est la grosse partie de l’iceberg qu’on ne voit pas. À mon avis, présentement, surtout chez les libéraux et les conservateurs, les candidats sont des gens de l’élite, issus de la petite pointe visible de l’iceberg. »

« Je pense que les gens du NPD sont des gens de la classe moyenne qui veulent se faire entendre et qui veulent écouter leurs voisins, leurs collègues, leur entourage pour que tous ces gens aient une voix. Et c’est pour ça que je me suis lancée. »

Et le Bloc québécois?

« Je comprends la raison d’être du Bloc québécois. Les québécois veulent être représentés parce qu’on est une nation un peu à part. J’en conviens. Cependant, on est quand même au Canada. »

« En fait, le Bloc québécois aurait sa place au Québec. Rendu au Canada, on gouverne un pays. Au bout du compte, issus de souches française et anglaises, on a créé un pays, et on doit le gérer comme un pays, et non comme un pays avec un sous-pays finalement. »

En bref, Myriam Ouellette ne croit pas à l’utilité du Bloc québécois à Ottawa.

« Je pense que ce serait bien que le Québec puisse transmettre au reste du Canada ses réussites en matière de politiques sociales. Le Québec a des politiques en matière d’assurance-médicaments et de mesures pour les aînés qui profiteraient à l’ensemble des Canadiens. »

« La protection des fonds de retraite est un autre élément important du programme du NPD. Les compagnies ne doivent pas avoir le droit de puiser dans les régimes de retraite qui appartiennent à leurs employés. C’est leur argent! »

« Je pense aussi que nous avons besoin de main d’oeuvre. Je sais qu’il y a des gens qui sont frileux, mais l’immigration va nous apporter de la main-d’oeuvre. Si on ne veut pas que nos retraités soient obligés de retourner travailler, il va falloir les remplir les postes. »

« Il faut arrêter de craindre tout ce qui est étranger à cause de quelques extrémistes. Sinon on bascule dans la xénophobie et la peur des autres », ajoute-t-elle.

« Ici à Saint-Jérôme, on ne voit pas encore beaucoup les effets de l’immigration, mais à Montréal, c’est nettement plus visible. Il faut comprendre que ce courant s’en vient chez nous. Mon travail dans les écoles me fait constater à tous les jours que l’on aperçoit de plus en plus d’enfants immigrants, et c’est fou de voir à quel point les enfants ne voient même pas de différences. Pour eux, c’est tout simplement un autre être humain qu’ils ont à leurs côtés. »

Une campagne modeste

Le candidate du NPD prévoit tenir des rencontre publiques et aller au devant des électeurs dans les jours à venir.

« Nous allons installer des affiches mais on va en limiter le nombre. Je ne vais pas inonder Saint-Jérôme, Prévost, Saint-Hippolyte et Sainte-Sophie d’affiches parce qu’on sait tous où ça s’en va par la suite. Y’a pas de réutilisation. ( Elle a quand même pris le temps de féliciter le candidat du Parti vert, Joey Leckman, qui réutilise plusieurs de ses affiches de la campagne de 2015. ) Une membre du Cercle des fermières de Sainte-Paule m’a suggéré ce matin de récupérer les affiches pour les offrir aux enfants pour dessiner à l’endos, dans les écoles, et je vais faire ça. Je suggère que les autres candidats fassent de même. »

« On a fait une marche la semaine dernière pour le climat, mais il faut agir. Poser des gestes dans la vie de tous les jours, éduquer nos enfants à songer à l’environnement, etc. »

La candidate du NPD lors d’un débat au Cégep de Saint-Jérôme, le 10 octobre 2019.

Pourquoi les gens voteraient pour vous?

« Quand on me pose cette question, je demande aux électeurs s’ils veulent se faire représenter par quelqu’un qui a travaillé aussi dur qu’eux tous les jours de leur vie, qui va les écouter, qui va aller parler pour eux. C’est ce que je veux faire! »

« Si la personne qui vous représente est venue au monde avec une cuillère en argent dans la bouche, vous serez moins bien représentés. »

« Il faut se demander aussi si on veut réellement des changements. Ça fait des années et des années qu’on est représentés par des libéraux, des conservateurs, on est jamais contents, mais on continue de voter de la même façon. Est-ce qu’on en veut un peu de changement? On peut voter pour le Bloc, mais ça sera jamais eux qui vont gouverner. »

« Alors si on veut vraiment du changement il faut voter pour un autre parti qui va emmener un vrai vent de changement. Je pense que c’est ce que le NPD représente. »

Pierre Dionne Labelle souhaite un maximum de députés du NPD

L’ex-député de Rivière-du-Nord Pierre Dionne Labelle, qui avait été élu dans la vague orange de 2011, n’est plus actif en politique et a mentionné à TopoLocal qu’il n’a plus de contacts avec l’association du NPD dans la circonscription.

Pierre Dionne-Labelle croit que le Bloc québécois n’aura jamais la balance du pouvoir.

Il demeure toutefois fidèle au parti qu’il a représenté de 2011 à 2015. « Personnellement, je souhaite que les libéraux battent les conservateurs et que le NPD fasse élire le plus grand nombre de députés possible afin que nous ayons un gouvernement minoritaire de centre-gauche », analyse-t-il.

Fidèle à ce qu’il a toujours mis de l’avant, il continue d’affirmer que le Bloc québécois n’a pas de fonction utile à Ottawa. « Le Bloc entetient l’illusion d’obtenir la balance du pouvoir, mais cela n’arrivera pas. Jamais les libéraux ou les conservateurs ne laisseront les souverainistes participer au gouvernement. Ils choisiront de s’unir entre eux plutôt que d’ouvrir la porte à un gouvernement où le Bloc détiendrait la balance du pouvoir », termine-t-il.

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