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Quelques photos de nuit, le soir des sans-abri à Saint-Jérôme

L’itinérance et la pauvreté sont bien réelles, et bien visibles, à Saint-Jérôme.

On retrouve au centre-ville des gens dans le besoin de toutes sortes, des gens qui n’ont pas de lieux ni de personnes pour ancrer leur vie. Plusieurs organismes leur permettent de trouver de la nourriture, un lieu pour dormir, des personnes à qui parler, bref, un morceau de vie.

C’est maintenant une tradition annuelle pour ces organismes communautaires de souligner la Nuit des sans-abri. Cette année pour la 15e fois à Saint-Jérôme.

Le temps d’une soirée, ceux qui s’y rendent sont à même de constater les immenses besoins non comblés, mais aussi de voir de près les gestes concrets de solidarité qui permettent de venir en aide aux plus démunis de notre société.

La cuisine mobile de l’Armée du Salut offrait des boissons chaudes qui étaient les bienvenues en cette soirée d’octobre.

Il faisait frais mais sous un beau ciel dégagé, ils étaient plus de 500, venus partager un peu de chaleur humaine, distribuer des vêtements chauds, verser du café, jouer un peu de musique, jaser autour d’un feu, marcher pour rappeler, comme le dit le thème de la journée, les « différents visages, différentes histoires » de l’itinérance.

À l’intérieur de la Vieille-Gare, une chorale improvisée qui a choisi de s’appeler le « Choeur à coeur », tout bonnement.

L’itinérance n’a pas d’âge et touche des gens de toutes les couches de la société, hommes et femmes, jeunes et aînés. La pauvreté, des problèmes de santé mentale, la consommation excessive, la dépendance, l’exclusion sociale, sont tous des facteurs qui peuvent désorganiser la vie de personnes et les plonger dans la spirale de l’itinérance.

Lors d’une courte cérémonie à l’intérieur de la Vieille-Gare, on reconnaît à l’avant les députés Rhéal Fortin et Youri Chassin, de même que le maire de Saint-Jérôme Stéphane Maher.

Les partenaires de la Nuit des sans-abri, des organismes tels que Fleur de macadam, la Maison de Sophia, l’Écluse des Laurentides, le Café de rue S.O.S., le Centre de jour de Saint-Jérôme et l’Armée du Salut, travaillent tous les jours sur le terrain à soulager la misère de ces personnes.

Claire Léveillé du Café de rue SOS était parmi les organisateurs de l’événement.
Bon prince en pleine campagne électorale, le député de Rivière-du-Nord Rhéal Fortin a invité les candidates à l’élection à se joindre à lui. On reconnaît à ses côtés la candidate libérale Florence Gagnon et la candidate du NPD Myriam Ouellette.

Avec l’aide du député de Saint-Jérôme, de la Ville de Saint-Jérôme, de Centraide, de la Corporation de développement communautaire Rivière-du-Nord, du Book humanitaire, de Grands-parents tendresse, du Théâtre Gilles-Vigneault, de Boston Pizza et du CISSS Laurentides, la place de la Vieille-Gare s’est transformée en oasis de chaleur, d’humanité et de générosité le soir du vendredi 18 octobre.

Michel Métivier est venu rappeler aux personnes l’urgent besoin de soutenir la maison Fleur de macadam, un refuge pour sans-abri qui manque présentement de personnel et ne peut assurer le service tous les soirs.

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Stéphane Dussault du groupe Les Respectables et quelques amis ont offert une prestation musicale.

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Des couvertures chaudes, des bottes, des manteaux, le Book humanitaire avait mis de côté une impressionnantes cueillette pour aider les personnes dans le besoin.

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Au sol, quelques messages

Les organisateurs de la marche ont invité les participants à laisser des messages personnels à la craie, sur les pavés du parc Labelle. Nous en avons relevé quelques-uns.

Le député sortant de Rivière-du-Nord qui devait être élu trois jours plus tard, Rhéal Fortin, s’est prêté au jeu.

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