Élections, Politique

Stéphane Maher demande de faire casser les accusations contre lui

Confronté à des accusations d’avoir commis des manoeuvres électorales frauduleuses, le maire de Saint-Jérôme demande l’arrêt des procédures et demande d’être acquitté. Il allègue que la Cour du Québec ne peut lui assurer un procès équitable.

Dans une requête déposée au Palais de justice de Saint-Jérôme, l’avocat de Stéphane Maher affirme que la Cour du Québec n’est pas en mesure de garantir à Maher un procès juste et équitable et que la « seule solution possible » pour la cour est de rejeter et casser les deux constats d’infraction à la loi qui lui ont été signifiés, et de l’acquitter.

Stéphane Maher en 2018

Pour justifier sa requête, Maher allègue que les plaignants Mario Fauteux et André Marion, ont orchestré une campagne média visant à faire connaître leur version des faits, à un point tel que « l’opinion publique a été contaminée de façon définitive et irréparable, par les diverses entrevues, les divers reportages et les diverses déclarations » des plaignants.

Bref, le maire, comme l’avait déjà affirmé son avocat Robert Brunet en septembre, aurait déjà été condamné dans les médias.

La requête de Maher allègue aussi que le Directeur général des élections du Québec aurait dû intervenir pour faire cesser la « campagne médiatique » des plaignants Mario Fauteux et André Marion.

La requête en cassation sera entendue devant la Cour du Québec le 5 décembre.

Les événements du 6 octobre 2017

Les faits reprochés à Stéphane Maher sont survenus le 6 octobre 2017, alors que le maire rencontrait Mario Fauteux et André Marion pour leur annoncer qu’ils ne seraient pas retenus comme candidats dans son équipe. Les deux hommes siégeaient jusque-là à ses côtés au conseil municipal et avaient participé à la préparation de la campagne électorale. La rencontre a eu lieu le matin de la date limite du dépôt des candidatures

Maher avait d’abord invoqué publiquement le désir de présenter un nombre égal d’hommes et de femmes comme motif pour rejeter leurs candidatures. Il avait aussi indiqué à Mario Fauteux qu’il ne voulait pas être associé à la participation de ce dernier à la campagne électorale de 2001, qui avait fait élire le maire Marc Gascon.

Les deux plaignants ont dénoncé les agissements du maire en les qualifiant de déloyaux, et ont affirmé que Maher leur a offert des fonctions rémunérées à même les fonds publics en compensation pour son geste.

Dix-neuf mois après les événements, le 7 mai 2019, le Directeur général des élections a donné suite aux plaintes en émettant des constats d’infraction contre Maher, qui a plaidé non coupable, d’où les procédures présentement en cours.

  • Hugo dit :

    Selon sa logique, tout les crimes médiatisés seraient non recevables…

  • caroline lemay dit :

    Vraiment stupide il ne veuleut jamais assume leur acte

  • Nathalie Lasalle dit :

    Dès lors qu’une information concerne une situation d’intérêt public, l’individu qui y est impliqué ne peut se plaindre de son éventuelle diffusion. Les personnes qui sollicitent la confiance des citoyens ont avantage à garder à l’esprit que leur droit à la vie privée a des limites.
    Pierre Trudel, Le devoir

    Les vedettes se servent des médias pour avoir de la promotion, de la visibilité, et les médias se servent de la vedette pour avoir plus de public, de rentabilité, de cotes d’écoute et de tirage. C’est une transaction qui ne fait que des gagnants.

    Marc-François Bernier, professeur titulaire au Département de communication de l’Université d’Ottawa,

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