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Affaires, Brèves, Personnes

Les employés de bureau de la Rolland en lockout

Les 24 employés de bureau de l’usine de papier Rolland de Saint-Jérôme ont vu leur employeur les empêcher d’entrer au travail le matin du mardi 26 novembre, après avoir décrété un lockout.

« Je suis arrivée la première ce matin et la directrice des ressources humaines m’a expliqué que je ne pourrais pas entrer au travail parce qu’il y avait un lockout », a dit Elysa Bergin, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des entreprises Rolland.

Sans contrat de travail depuis plus de deux ans, les employés syndiqués à la CSN depuis décembre 2016 avaient fait la grève vendredi et lundi matin. À la suite du décret du lockout par leur employeur, ils ont voté une grève générale illimitée.

« On est pacifiques et on opère dans le respect. Je ne peux pas en dire autant de la partie patronale qui a appelé la police lors de notre grève de vendredi. Bien évidemment, les policiers ne pouvaient pas nous arrêter mais ils ont envoyé six autopatrouilles », dit la présidente du syndicat.

Les syndiqués qui font du piquetage au coin du boulevard J.-B.-Rolland Ouest et l’avenue Rolland se transforment même en brigadiers quand des piétons veulent traverser la rue. « On aide les gens à traverser parce que certains conducteurs sont distraits. On est très visibles avec nos dossards orange » dit Mme Bergin.

Le piquetage a lieu au coin de l’avenue Rolland et du boul. J.-B.-Rolland Ouest, un endroit passant à Saint-Jérôme. Photo fournie par la CSN

Des régimes de retraite différents selon l’ancienneté

Les employés de bureau revendiquent des conditions de travail équitables, qui n’ont vraisemblablement pas pu être obtenues après une vingtaine de séances de négociation et de conciliation organisées depuis mars 2018.

Les employés revendiquent la fin d’une disparité de traitement de l’ordre de 18% entre les plus anciens employés, qui auront des prestations déterminées à la retraire, alors que les nouveaux ont un régime à cotisations déterminées «famélique», selon le syndicat.

La présidente du Conseil central des Laurentides de la CSN, Chantal Maillé, a aussi mentionné que l’employeur a refusé la visite d’un agent du ministère du Travail qui aurait vérifié s’il avait recours à des briseurs de grève, ce qu’elle prétend.

Les employés de l’usine, regroupés sous un autre syndicat, ont un contrat de travail négocié depuis mars 2019. « Les employés de l’usine nous soutiennent du mieux qu’ils peuvent. Ils ne peuvent pas faire de grève de sympathie mais il n’y a aucune animosité entre nous », ajoute Mme Bergin.

Nous avons contacté la partie patronale et notre texte sera mis à jour si de nouvelles informations sont portées à notre connaissance.

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