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Saint-Jérôme fait sa part pour freiner l'étalement urbain, selon le maire Maher

Le centre-ville de Saint-Jérôme, vu des airs, à l'automne 2016. Photo tirée d'une vidéo fournie par la Ville de Saint-Jérôme

ÉTALEMENT URBAIN : SAINT-JÉRÔME SOUTIENT QUE MOBILITÉ ET DENSITÉ VONT DE PAIR

Suite à la publication d’une étude sur l’étalement urbain par l’Observatoire Grand Montréal, le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, soutient que non seulement la capitale régionale des Laurentides assure avec responsabilité le développement durable de son territoire, mais qu’elle cherche également à activer les leviers qui lui permettraient de répondre efficacement à ses propres enjeux, notamment en matière de transport.

Sans être membre de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), Saint-Jérôme contribue présentement au financement du transport en commun de la région métropolitaine et porte une attention rigide à la façon dont elle déploie son cadre urbanistique. En effet, en plus d’intégrer l’orientation 10 du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation à ses pratiques d’aménagement, Saint-Jérôme assure aussi une densité supérieure sur son territoire aux seuils minimaux de densité imposés aux municipalités faisant partie de la CMM.

« Saint-Jérôme fait déjà sa part pour freiner l’étalement urbain ainsi que pour financer le transport collectif de la grande région métropolitaine et j’apprécie que M. Iezzoni, directeur général de la CMM, reconnaisse notre contribution. Notre ville, tout comme la métropole, est confrontée à ses propres enjeux d’étalement urbain et de mobilité et est motivée à trouver des pistes de solution. Pour travailler à réduire le nombre de navetteurs automobiles, Saint-Jérôme désire rapatrier la gouvernance du transport collectif sur son territoire et offrir la gratuité aux ainés et aux étudiants », indique Stéphane Maher, qui ajoute que « pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et corriger les enjeux de mobilité, les capitales régionales comme Saint-Jérôme doivent posséder les outils stratégiques nécessaires à leur propre développement ».

Selon un rapport de Raymond Chabot Grant Thornton, 20 des 82 villes de la CMM envoient chaque jour des travailleurs à Saint-Jérôme. La Ville étant un pôle de services, Statistique Canada recense que 31 165 navetteurs y entrent quotidiennement pour y travailler, ce qui apporte manifestement son lot d’enjeux, notamment en ce qui a trait à la congestion routière.

Un développement durable et responsable

La population de Saint-Jérôme a augmenté de 22 % entre 2001 et 2016, en passant de 60 780 à 74 355. Cette croissance soutenue devrait se poursuivre jusqu’à 2031. Malgré tout, parmi les villes satellites de Montréal, Saint- Jérôme dispose du parc immobilier résidentiel le plus fortement composé d’immeubles multilogements et présente un parc unifamilial faible.

« Face à la situation actuelle, il est important que les maires et mairesses aient un examen de conscience et se penchent sérieusement sur leurs méthodes de planification urbanistique. La solution passe peut-être par une décision gouvernementale qui viendrait permettre aux MRC de mieux encadrer les projets de développement sur leur territoire », propose le maire de Saint-Jérôme.

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