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Patricia Conway : Dédiée à sa profession d'infirmière

La petite histoire d’ici racontée par des gens d’ici

La Société d’histoire de la Rivière-du-Nord a mené une série d’entrevues audio ou vidéo avec des aînés de Saint-Jérôme et des villes environnantes. À travers leurs souvenirs et anecdotes, découvrez des aspects parfois méconnus de la petite histoire régionale, qui sont ainsi préservés pour la postérité.

La Société d’histoire s’est récemment vu remettre la pierre temporelle de l’ancienne école des infirmières de l’hôpital de Saint-Jérôme. C’est dans ce bâtiment que Patricia Conway a suivi son cours au début des années 1960. Elle fut donc dans les premières cohortes. 

Dans cette entrevue, Mme Conway nous fait d’abord cheminer dans son parcours scolaire, depuis ses premières années de l’école primaire au Jardin de l’enfance des Sœurs de Notre-Dame du Bon Conseil, jusqu’à sa graduation de l’école des infirmières, après son secondaire à l’Institut familial. À l’époque, l’Institut familial était vu comme une école d’arts ménagers, mais Mme Conway rectifie cette impression populaire : on y apprenait de tout. 

De cette période, elle évoque aussi des souvenirs de ce que les étudiants vivaient durant les vacances estivales. Les plaisirs de l’O.T.J. (Oeuvre des terrains de jeux), les promenades adolescentes au centre-ville, les longues discussions au-dessus d’un café au restaurant Le Coq d’or, dans « le carré », près du parc.

L’Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme et, à gauche, l’école des infirmières, dans les années 1960.

À l’école des infirmières

Puis vient le cours à l’école des infirmières, à l’automne de 1961, et pour trois ans. Les aspirantes provenaient de toutes les Laurentides, jusqu’à Mont-Laurier. La première session comportait surtout des cours théoriques puis, à la seconde session, la journée se divisait en plusieurs segments : des cours théoriques alternaient avec des expériences pratiques avec les malades hospitalisés.

À son époque, la directrice générale de l’hôpital était encore une religieuse, et les chefs de département aussi. Elle a gradué en 1964, la majeure partie de sa carrière, entre 1970 à 1997, se déroulant au bloc opératoire. Elle y a travaillé entre autres avec le chirurgien Jean-Paul Thibault qui, incidemment, fait l’objet d’une autre de nos entrevues.

Un groupe de diplômées de l’école des infirmières.

C’est avec les yeux humides qu’elle nous raconte, un peu amère, qu’elle a pris sa retraite en 1997, avec tout un groupe d’infirmières et de membres du personnel soignant, un peu forcés de partir dans le cadre des coupures drastiques du gouvernement de cette époque. 

L’expression « avoir la vocation » s’applique bien à Patricia Conway. Elle était manifestement dédiée à sa profession et au service de ses patients. Lorsqu’on lui demande ce qu’elle a aimé le plus dans son parcours professionnel, elle répond simplement : aller à la rencontre des humains, dans tout ce qu’ils ont de bon ou de moins bon.

Et vous, irez-vous à sa rencontre?

Jean-Pierre Bourbeau pour la Société d’histoire de la Rivière-du-Nord

La Société d’histoire de la Rivière-du-Nord a pour mission de conserver, protéger et mettre en valeur le patrimoine archivistique provenant principalement du territoire de la MRC de la Rivière-du-Nord.
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