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Affaires, Politique, Réflexions, Soupers confinés

La vie est fragile, l’économie autant – souper confiné – jour 20, le 13 avril 2020

Voilà maintenant plusieurs jours qu’on partage un repas ensemble. Si c’est votre première fois, vous pouvez lire nos rendez-vous précédents.

Voici donc le «souper confiné» du jour. Nous vous en présentons du lundi au vendredi en ces temps de pandémie.

Si vous voulez contribuer à la réflexion, vos plats sont les bienvenus à [email protected].

La vie est fragile par les temps qui courent. On verra combien de temps il faudra, mais d’ici là, la COVID-19 va demeurer une maladie très dangereuse. En ancien temps, c’est-à-dire il y a deux mois, il n’y avait que le cancer qui faisait aussi peur. Encore, le cancer ne chamboule que quelques vies: la personne atteinte, ses proches, ses amis.

Et même le cancer, malgré ses ravages, devient de plus en plus un ennemi connu.

La vie est fragile mais malgré cela les humains sont résilients. La COVID-19 ne tue pas à coup sûr. N’oublions pas que la plupart des victimes s’en remettent. Mais elle fait peur. Surtout parce que les experts n’y comprennent encore presque rien.

Nous sommes habitués d’avoir le contrôle sur les menaces à la santé de nos semblables. Un contrôle bien relatif, s’entend. Par exemple, les pauvres ont toujours été plus malades que les riches, et malgré tout nous tolérons des inégalités. Oui, je sais, nous en tolérons moins que les Américains.

Nous acceptons aussi certaines réalités, comme par exemple le fait que les personnes plus âgées ont plus de risques de mourir que les jeunes. Encore là, c’est relatif.

C’est pourquoi devant une situation qui risquait de déraper, on a tout arrêté. Pour que la pandémie tue le moins de monde possible. On saura plus tard si c’était la bonne décision. Certains croient encore que la Suède, qui a fait moins de confinement et qui ne fait que commencer à en faire davantage, avait raison. Ce que l’on sait en date du 13 avril, c’est que la Suède compte 89 décès attribuables à la COVID-19 par tranche de million de population. Au Danemark, à côté, c’est 47. Au Québec, c’est 42.

Est-ce qu’on peut conclure qu’on a mieux géré que la Suède? On verra dans six mois, dans un an peut-être. Rien n’est certain encore.

Les certitudes sont rares

Ce qui est certain, c’est que d’autres personnes seront atteintes. Ce qui est certain, c’est que les choses ne seront plus pareilles. 

Ce qui est certain aussi, c’est qu’il faudra recommencer. Reprendre nos vies. Sortir. Voir des gens. Et éventuellement, aussi, se serrer la main et s’asseoir nombreux autour de mêmes tables. Ce qui sera difficile à déterminer, c’est le quand et le comment.

On entend aussi depuis quelques jours des voix discordantes sur la façon de redémarrer l’économie. Certains disent même qu’on n’aurait jamais dû l’arrêter. Au milieu de tout ça, il faut, comme l’a dit François Legault, balancer les avantages et les inconvénients.  Là aussi, il faudra de la solidarité. Là aussi, il faudra innover.

Mais il faut aussi comprendre que là aussi, devant une économie en mutation, les experts ne comprennent rien encore.

Rien ne garantit que les économistes comprennent mieux l’économie de demain que les infectiologues ne comprennent le coronavirus.

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