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Politique, Réflexions, Soupers confinés

Rêver grand pour Saint-Jérôme, l’ambition d’Yvon Robert – souper confiné – jour 27, le 22 avril 2020

Voilà maintenant plusieurs jours qu’on partage un repas ensemble. Si c’est votre première fois, vous pouvez lire nos rendez-vous précédents.

Voici donc le «souper confiné» du jour. Nous vous en présentons du lundi au vendredi en ces temps de pandémie. Aujourd’hui, on a confié la tâche de ce souper à un invité.

Si vous voulez contribuer à la réflexion, vos plats sont les bienvenus à [email protected].

L’auteur du texte de ce soir est Yvon Robert. Aujourd’hui retraité, il a oeuvré toute sa vie dans l’éducation. Il a dirigé la Commission scolaire de Saint-Jérôme de 1968 à 1983 puis la Fédération des cégeps de 1983 à 1985. En 1985 il a fondé, avec le soutien de quelques investisseurs de Saint-Jérôme, l’Académie Lafontaine, devenue une école privée importante de notre région. À son départ de l’Académie Lafontaine en 1995, il a agi comme consultant auprès d’une dizaine d’auttres établissements scolaires privés.

Durant ses années les plus actives à Saint-Jérôme, il a été président du Conseil régional de développement des Laurentides, président du conseil d’administration du Cégep et président de la Chambre de commerce de Saint-Jérôme.

J’ai beaucoup hésité avant d’accepter l’invitation. Depuis mon retour à Saint-Jérôme en 2010, je me suis un peu confiné, j’avais perdu mes repères, beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts. Après m’être impliqué dans la vie de Saint-Jérôme, et ce à tous les niveaux durant 35 ans, j’ai suivi de loin l’évolution de la vie politique de Saint-Jérôme.

En 1995, à mon départ de l’Académie Lafontaine, j’avais vécu une deuxième élection municipale consécutive dirigée par des gens de Laval, et quand je suis revenu la situation n’avait pas changé. Les gens de Laval contrôlaient toujours le développement de notre région.

Puis vint l’ère de Vision Saint-Jérôme. Emballé, je m’y suis impliqué pour vite déchanter. Suite à un effort pour écouter les gens, la préparation d’un plan de développement en consultation, tout a dérapé. Avec le projet de stationnement à l’aréna Melançon, la bisbille s’est installée, le développement du centre-ville a pris toute la place. Actuellement, je me demande qui tire les ficelles à Saint-Jérôme. Le maire est sous enquête. Un poids lourd du conseil, Benoit Beaulieu, est sur la touche. L’opposition est bâillonnée. La Chambre de commerce semble en recherche de leadership.

On investit dans les sports, arénas, complexe sportifs et parcs. C’est le monde à l’envers, avec la paroisse cathédrale qui ferme la soupe populaire et notre nouveau député, un économiste, qui prend la relève pour s’occuper des itinérants.

Se distinguer de Laval

Pour ajouter au contexte, les banlieues de Saint-Jérôme se développent. Ainsi Saint-Colomban, avec 13 000 personnes, Prévost (12000), Sainte-Sophie (17 000), St-Hippolyte (8000), et Mirabel (50 500), sont en train d’étouffer Saint-Jérôme. Aux heures de pointe plusieurs rues de Saint-Jérôme sont congestionnées, on doit avoir recours au gouvernement pour régler nos problèmes de circulation avec les municipalités voisines. En somme une population de 100000 personnes encercle Saint-Jérôme.

Nous nous retrouvons à côté d’un des plus grands parcs industriels du Québec avec un aéroport international. Cela nous procure une occasion unique de travailler ensemble au développement de notre région, de nous libérer du joug de Laval.

La crise actuelle est une occasion unique de repenser notre région et d’augmenter son autonomie. La meilleure façon de décongestionner l’autoroute 15, c’est de créer plus d’emplois dans la région, plus de facultés dans l’UQO, (dont génie électrique, pourquoi pas…) agrandir notre hôpital, se doter de super cliniques et d’améliorer nos services à domicile.

Bref se prendre en main et rêver ensemble à une ville de 180 000 habitants où il fera bon vivre. D’ailleurs, tous les grands projets commencent par un rêve.

Les Jeux du Québec 2017, un premier effort de collaboration

Les villes de Mirabel et de Saint-Jérôme avaient d’ailleurs décidé de s’associer pour tenter d’obtenir l’événement en 2017.

« Nous avons deux villes en forte croissance démographique, avec de bons équipements sportifs présents ou à venir », affirmait alors Marc Bourcier, conseiller municipal et président de la Commission des sports à la Ville de Saint-Jérôme, avant la décision.

« Nos villes ont beaucoup d’affinités. Mirabel, comme Saint-Jérôme, compte beaucoup de jeunes familles et il était important pour nous de faire la promotion de l’activité sportive », rajoutait Patrick Charbonneau, de Mirabel.

Sur le plan industriel Mirabel a beaucoup à offrir, car des milliers de Jérômiens travaillent à Mirabel. De son côté Saint-Jérôme offre tout autant sur le plan des services, et une majorité de citoyens de Mirabel puisent la plupart de leurs services à Saint-Jérôme tout comme les habitants des autres municipalités de la MRC de la Rivière-du-Nord.

Aloors pourquoi pas rêver ?

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