Marc-Olivier Neveu, à vélo au centre-ville de Saint-Jérôme.

Développer Saint-Jérôme à une échelle humaine – Marc-Olivier Neveu – souper confiné – jour 36, le 5 mai 2020

La rédaction de TopoLocal 3 commentaires

Voilà maintenant plusieurs jours qu’on partage un repas ensemble. Si c’est votre première fois, vous pouvez lire nos rendez-vous précédents.

Voici donc le «souper confiné» du jour. Nous vous en présentons du lundi au vendredi en ces temps de pandémie. Aujourd’hui, on a confié la tâche de ce souper à un invité.

Si vous voulez contribuer à la réflexion, vos plats sont les bienvenus à [email protected].

Notre invité du jour est Marc-Olivier Neveu, jeune et impliqué à Saint-Jérôme depuis plusieurs années. Il est aussi le co-porte-parole du parti Mouvement jérômien, qui devrait présenter plusieurs candidats aux prochaines élections municipales.

Depuis bon nombre d’années, Saint-Jérôme s’est beaucoup développé, tant au niveau résidentiel, que sur le volet commercial. Pendant les nombreuses marches, puis randonnées à vélo que je fais depuis les dernières semaines et les derniers jours s’est confirmé une impression chez moi. Celle que notre développement ne s’est peut-être pas fait de la bonne façon. Je vous en fais part.

Avant même la fusion de ce qu’allait devenir le Saint-Jérôme que nous connaissons en 2002, notre Ville s’est développée en bordure de l’autoroute 15, négligeant ainsi son centre-ville. Nous n’avons qu’à penser à l’arrivée de l’échangeur Brière, qui a modifié considérablement le sud du secteur Sainte-Marcelle, avec l’ajout de commerces de grandes surfaces, mais aussi aux choix d’aménagement urbains qui ont été faits. Ce secteur, comme bien d’autres, n’est presque pas accessible pour quiconque souhaite marcher.

Marcher de la rue Brière pour aller au supermarché sur le boulevard du Grand-Héron s’annonce suicidaire à l’heure de pointe, ne disposant d’aucun trottoir sur ce tracé, outre récemment une piste cyclable sur Grand-Héron. Dans d’autres secteurs, il est quasi impossible de pouvoir effectuer des courses à pied, comme dans les secteurs Lafontaine, puis Place-Citation, à Bellefeuille, en particulier par la rue Schulz et le boulevard Maisonneuve.

Pour plusieurs, cela peut prendre plus de 20 minutes, voire 30 pour se rendre à pied à un marché d’alimentation. Pourtant, ce n’est pas l’espace qu’il manquait pendant ces développements immobiliers pour concevoir des services de proximité aux résidents de ces secteurs. C’est sans compter que malgré le nombre d’emplois présents dans ce bassin, nos institutions d’enseignement supérieur, les nombreux commerces et restaurateurs qui y sont, ainsi que la gare intermodale, notre centre-ville ne compte plus d’épicerie depuis maintenant plus de 10 ans.

Sans oublier la dévitalisation des Galeries des Laurentides, dans le secteur Saint-Antoine, qui est davantage devenu un centre d’affaires qu’un centre d’achats.

Bien honnêtement, qu’est-ce que ce type de développement actuel a de différent avec des villes comme Blainville ou Mirabel? Outre notre situation géographique, pas grand chose. Pourquoi, dans cette conception de développement, des gens choisiraient de s’installer à Saint-Jérôme, plutôt qu’ailleurs?

Pourtant, il y a bien des raisons de choisir d’habiter Saint-Jérôme. L’une des raisons principales, c’est son côté urbain, en tant que capitale régionale, qui comprend un centre-ville, des quartiers centraux (autrefois ouvriers), puis de secteurs de banlieue.

À l’heure où plus de gens marchent dans leur quartier, où l’achat local suscite un engouement, l’heure est à la remise en question de notre modèle de développement. Est-ce vraiment nécessaire de tout développer en bordure de l’autoroute? D’ajouter d’autres commerces aux sorties d’autoroute, déjà congestionnées en temps normaux? Est-ce vraiment ce qui saura distinguer Saint-Jérôme du reste des Laurentides, puis de la rive-nord? À tout cela, je crois que non.

Notre développement doit se faire à échelle humaine, près de nos citoyens et selon leurs besoins. Nos quartiers doivent pouvoir avoir des commerces de proximité, des services sociaux, puis des loisirs dans chaque secteur. Permettre le développement de potagers dans nos quartiers, de davantage de participation citoyenne dans les prises de décisions, puis de développement.

De compter sur des développements résidentiels qui sont faits dans l’intérêt de nos citoyens, plutôt que d’uniquement des promoteurs. D’offrir davantage de logements sociaux, puis abordables dans l’ensemble des secteurs de notre ville en réponse à la crise du logement que nous traversons.

Notre centre-ville doit profiter de la présence de la gare intermodale pour accueillir davantage de services, puis éventuellement un centre de congrès, qui viendrait alors stimuler nos commerces, artisans et restaurateurs du centre-ville. Notre ville doit également compter plus de verdure, plus d’arbres, en limitant les coupes à blanc, puis en répondant au problème des îlots de chaleur par la plantation d’arbres.

L’avenir de Saint-Jérôme à mon avis, s’inscrit dans l’offre de services que nous offrons à nos citoyens. Avec nos quartiers centraux, dans les anciennes villes fusionnées, puis dans notre centre-ville, nous avons tout pour pouvoir assurer un développement et une expérience dignes d’une capitale régionale, puis du XXIe siècle.

C’est à mon avis ce qui saura nous différencier des autres villes avoisinantes. Il n’est pas trop tard pour rattraper nos erreurs de développement du passé, puis d’exercer un changement dans notre développement, puis de redéveloppement possible.

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3 réflexions à propos de <i>Développer Saint-Jérôme à une échelle humaine – Marc-Olivier Neveu – souper confiné – jour 36, le 5 mai 2020</i>

  1. Plus de verdure et plus d’arbres entre autres dans les parcs comme le parc De La Durantaye. J’ai rarement vue une ville avec si peu d’arbres. ????

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  2. Tu as raison, on l’a échappé avant ta naissance, je suis arrivé à Saint-Jérôme en 1968, le mal était déjà fait, depuis il s’est accentué. J’ai choisi d’habiter le quartier le mieux planifié de la ville, le Domaine Parent. On est en train de détruire la qualité de vie des gens qu’y habitent. On a d’abord construit une polyvalente sans prévoir des voies d’accès pour des centaines d’autobus, de voitures. On y a ajouté une aréna, ensuite un quartier des sports, le développement du Lac Jérôme, 1500 maisons dans le quartier Montmarthe, sans boulevards, la rue Filion se termine en cul de sac, on accède à Montmarthe par le 3è boulevard, une rue résidentielle, la rue Madeleine transformée en boulevard urbain.On a l’impression que Saint-Jérôme a été privé de service d’urbanisme durant les 50 dernières années. Au heures de pointes les entrées de Saint-Jérôme sont congestionnées, on doit avoir recours à la commission municipale pour gérer le trafic.

    Réveillez-vous les jeunes, prenez les choses en main, la gare intermodale n’est même pas à la bonne place, il n’y a pas assez de stationnement, le centre de congrès dont vous rêvez ne serait-il pas en construction à Mirabel?

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    • Pour le centre de congrès ça serait super dans notre centre ville mais comme vous dites le manque de stationnement est un problème dans le centre ville . Il faudrait que la ville décide une fois pour toute de faire du stationnement sous terrain ou à étage comme à trois rivière. Ça aiderait aussi les commerçants pour que nous les clients on puisse s y rendre… bien beau marché … ça ne règle pas tout le transport en commun .

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