fbpx
Réflexions, Soupers confinés

Notre dernier souper confiné, ce n’est que le début d’autre chose – jour 46 – le 22 mai 2020

Voilà maintenant plusieurs jours qu’on partage un repas ensemble. Si c’est votre première fois, vous pouvez lire nos rendez-vous précédents.

Voici donc le «souper confiné» du jour. Nous vous en présentons du lundi au vendredi en ces temps de pandémie.

Si vous voulez contribuer à la réflexion, vos plats sont les bienvenus à [email protected].

Je vous l’annonce, c’est notre dernier souper confiné. Mais comme le dit la chanson ( et le titre), ce n’est qu’un au revoir. 

J’ai écrit un premier « souper confiné » dans TopoLocal le 17 mars, il y a plus de deux mois. J’ai alors annoncé, dès les premières lignes, que je voulais profiter de notre grande pause collective pour réfléchir à l’essentiel.

J’ose croire que l’ensemble de ces textes et photos, ainsi que les contributions de ceux et celles qui ont accepté notre invitation d’écrire à titre d’invités, ont contribué à votre propre réflexion. TopoLocal étant ce qu’il est, l’archive est là, maintenant et pour toujours.

Pas une conclusion

Évidemment, notre relation ne se termine pas ici. Au contraire, la fin des soupers confinés signifie le début de conversations déconfinées. On va y aller progressivement, comme ils le conseillent.

TopoLocal entend vous proposer de plus en plus de moyens, dans les semaines à venir, de prendre part à la conversation publique. D’ailleurs, nous ferons le travail ensemble.

Le journalisme pour moi est à la fois un métier mais aussi un mode de vie. Je suis devenu photographe de presse en 1977. Je n’avais ni plan de carrière, ni plan de vie structuré.  Quelques années auparavant j’avais lu La Peste, d’Albert Camus. Inspiré, j’avais alors vaguement espéré devenir le narrateur de la prochaine histoire que je vivrais. J’ai écorné les pages de La Peste durant les années décisives de ma jeune vie.  La beauté de sa langue écrite et sa vérité crue ne m’ont jamais quitté.

J’ai donc profité de cette pandémie pour relire La Peste. Un plaisir et un stimulant. Je vous le recommande. C’est intemporel.

Si par hasard vous allez lire, retenez que l’une des ambitions de TopoLocal est de devenir le narrateur. C’est là une de nos visions du journalisme.

Les maudits journalistes

Je sais, les médias et les journalistes ont mangé des baffes depuis plusieurs semaines. Je n’ai pas l’intention de me lancer ici dans une défense du journalisme, ni des médias. C’est un autre sujet, pour une autre conversation. Peut-être.

Mais l’ambition du narrateur, et j’utilise ce terme expressément pour faire le lien avec le paragraphe précédent, n’est rien d’autre que celui d’apprendre, de témoigner et de partager ce qu’il voit. Soyons clairs, le narrateur et le journaliste, je les prends comme synonymes. Le narrateur n’est pas qu’un altruiste qui s’efface devant la nouvelle. Il savoure aussi pleinement le plaisir inépuisable de l’écriture.

Je ne parle pas du plaisir des belles lettres qu’on admire comme une tapisserie, mais bien de celui d’organiser des idées devant soi, un mot à la fois, puis de relire chaque phrase, chaque paragraphe, en songeant à dire les choses le mieux possible. Et à dire la vérité au meilleur de sa connaissance.

TopoLocal vous offre du journalisme qui se veut rigoureux et intime. Rigoureux parce que nous croyons à la poursuite incessante des faits. Rigoureux parce que vous ne trouverez chez nous aucun lien entre la publicité et l’information.

Quant à la nature intime de notre journalisme, j’espère que vous nous permettrez, dans une collectivité comme la nôtre, de tous vous considérer comme des voisins. Des voisins que l’on traite comme on voudrait qu’ils nous traitent, c’est-à-dire avec respect, loyauté, et dignité humaine. Bref, des voisins qu’on aime… comme des voisins.

Chaque ligne que vous lirez chez nous est inspirée par ces principes. Cela dit, vous pouvez malgré tout nous maudire de temps à autre. Vous avez parfaitement le droit de critiquer le travail des médias. Vous avez parfaitement le droit de vous demander qui est digne de confiance et qui ne l’est pas. C’est non seulement votre droit mais je dirais même votre responsabilité et votre devoir.

Notre responsabilité à nous, chez TopoLocal, est plutôt simple. Nous nous engageons à rechercher la vérité et à vous la dire.

Nous aimerions vous fournir un TopoLocal encore plus approfondi, mieux illustré, plus diversifié, plus riche de contenu. Évidemment c’est ce que l’on souhaite. Ce n’est pas gratuit, car jamais on ne vous servira un copié-collé de communiqués inutiles, de photos génériques, ou de textes insipides.

C’est pour cela que ce n’est pas gratuit de nous lire souvent. Depuis quelques mois déjà, vous avez le loisir de lire gratuitement trois textes par deux semaines, ce après quoi vous devez vous abonner.

Ainsi, nous faisons le choix de devoir la vérité à des milliers d’abonnés plutôt que de devoir notre survie à une poignée de gouvernements et de commanditaires.

C’est un contrat entre nous: vous devenez abonnés, et on consacre tout l’argent que vous nous versez à enrichir l’information régionale et la conversation publique. Notre collectivité ne s’en portera que mieux.

Et il n’est pas question pour nous de bâtir une conversation qui se passe à sens unique, comme autant de marques de commerce ou d’organisations essaient de se rapprocher des gens en publiant des photos et des vidéos de toutes sortes sur les réseaux sociaux.

Notre effort est de produire du contenu qui est le résultat de questions de nos lecteurs ou de celles que nous pensons qu’ils se posent. Ainsi construirons-nous ensemble un cercle vertueux, où chaque nouvelle contribution améliore la précision de notre travail.

Le TopoLocal dont on rêve aura 3000 abonnés, mais nous n’en avons que quelques centaines. Si j’ai l’air de vous dire que je souhaite que vous posiez immédiatement le geste de vous abonner, c’est parce que je souhaite que vous posiez immédiatement le geste de vous abonner.

Notre rôle est bien défini: documenter ce qui s’est passé pour éclairer ceux qui prennent les décisions maintenant et après.

Ensemble, nous pouvons faire de grandes choses pour notre région.

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
>
Send this to a friend