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Politique, Santé

Tout le monde trouve que l’hôpital de Saint-Jérôme devrait être mieux, mais il ne s’améliorera pas de sitôt

François Legault reconnaît que les Laurentides ont été sous-financées depuis plusieurs années. De passage à Saint-Jérôme le mardi 7 juillet, le premier ministre du Québec a admis sans détour que l’hôpital est inadéquat.

Un cas «urgent», a dit François Legault

Dans un communiqué émis le jour même, l’Association des médecins et professionnels pour l’avancement de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme(AMPAHRSJ) demande à François Legault et au nouveau ministre de la Santé Christian Dubé de faire inscrire le projet d’agrandissement et de modernisation de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme dans le cadre du nouveau projet de loi 61 qui sera présenté en septembre prochain.

L’association a été fondée en avril 2017 par l’ensemble des médecins de l’hôpital de Saint-Jérôme et a comme principale mission de revendiquer la mise à niveau et la construction de nouveaux bâtiments.

Des engagements sur papier plutôt minces

Les paroles du premier ministre se veulent rassurantes, mais il faut parier qu’il en faudra davantage pour rassurer la population des Laurentides, qui n’en est pas à une promesse près dans le dossier de l’agrandissement de l’hôpital et de l’offre de services de santé.

Après avoir répété une fois de plus que l’hôpital de Saint-Jérôme est inadéquat, François Legault a plaidé pour une adoption rapide de la nouvelle mouture du projet de loi 61 dès la rentrée parlementaire 2020.

À l’été 2018, pratiquement deux ans jour pour jour avant sa visite du 7 juillet 2020, François Legault, en campagne électorale, répondait ainsi à une question du journaliste Mychel Lapointe d’Infos Laurentides, en parlant du premier jour au pouvoir d’un éventuel gouvernement de la CAQ: « On va peser sur le piton et commencer à définir le projet. Les plans, lancer l’appel d’offres. Il est temps que ça se fasse. Ça doit se faire… »

Le chantier de l’aile psychiatrique, à l’été 2019. Le bâtiment est aujourd’hui en voie de parachèvement.

Il est vrai que le nouveau bâtiment de la psychiatrie, déjà en plan sous les libéraux, est aujourd’hui en construction. Mais ni l’urgence, ni le bloc technique et opératoire, ni un nombre accru de chambres n’apparaissent de façon précise dans les cartons du gouvernement.

Pourtant en mai 2019, Danielle McCann (qui n’est plus ministre de la Santé) annonçait à Saint-Jérôme un projet accéléré qu’on souhaitait réaliser en une seule phase, présumément pour en accélérer l’achèvement. On parlait alors d’un investissement de 500 M$, de 135 lits additionnels, de la disparition quasi-complète des chambres à lits multiples, ainsi que l’ajout de services en cancérologie, un centre mère-enfant et une mise à jour de l’ensemble de l’établissement.

Mais en date de juillet 2020, le projet de l’hôpital Saint-Jérôme était absent de la liste des 202 projets accélérés désignés par le gouvernement du Québec pour relancer l’économie.

Quant au Plan québécois des infrastructures(PQI) 2020-2030, on y trouve trois catégories de projets: projets en réalisation, projets en planification et projets à l’étude.

La nouvelle aile psychiatrique, dont les coûts se chiffrent à 110M$ est évidemment parmi les projets en réalisation. Mais l’hôpital de Saint-Jérôme est totalement absent de la liste des projets en planification. Et seul le bloc technique et opératoire est dans la liste des projets à l’étude, pour l’ensemble desquels le PQI ne prévoit, pour 2020-2030, que le seul coût des études.

De quoi nourrir les conversations de ceux qui craignent que Québec complète en 2035 l’hôpital qui aurait tout juste convenu aux besoins de 2018.

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