Mayo Vuanda s’engage en politique parce qu’il estime que les élus de Saint-Jérôme et leurs partis politiques ne font pas le travail. À un point tel que les citoyens ne croient pas aux politiciens et sont fatigués de voir se multiplier les mauvaises nouvelles. Il croit qu’il est essentiel, pour l’avenir de Saint-Jérôme, que les citoyens reprennent goût à la politique, et il entend travailler à les impliquer davantage.

Résident du quartier Lafontaine, il compte donc être candidat aux élections municipales de novembre 2021. La conseillère actuelle dans cette partie du quartier qu’on appelle aussi le district 2 est Mylène Laframboise.

Le citoyen d’abord

« Pour moi la politique ça signifie le citoyen d’abord! Avant toute autre chose! Il faut remettre les Jérômiens au coeur de la politique municipale. »

« Les faits sont là, vérifiables. Il ne se passe pas une seule journée sans que la Ville de Saint-Jérôme ne puisse faire la une dans l’un ou l’autre dossier. Et si vous analysez ces dossiers-là, si vous les regardez de plus près, vous vous rendez compte que ça ne répond pas aux besoins de la population, à leurs demandes ou à leur attente. Ça ne répond pas du tout. »

Les citoyens gavés de «patates lors qu’ils veulent du pain»

Le candidat indépendant n’a pas hésité à apparenter l’action du conseil actuel à une tentative de gavage. « On a plus l’impression d’avoir un père dont les enfants ont besoin de pain, et qui se font donner des patates! Tant et aussi longtemps que tu peux manger tu vas avoir des patates! On va te remplir la bédaine, et tu mangeras des patates! »

« Mais, dit Mayo Vuanda, la population répond qu’elle veut du pain! Elle dit peux-tu me donner du pain et on ne lui répond pas …ou on lui propose encore des patates! »

« C’est le contraste qu’on est en train de vivre dans notre ville et dans nos districts », explique-t-il pour démontrer à quel point les élus de Saint-Jérôme sont débranchés des besoins des citoyens.

Se sentir inclus

« On ne fait pas la politique de cette façon », affirme-t-il, estimant que le conseil de Saint-Jérôme opère en vase clos et n’est pas transparent avec les citoyens. « Les gens ne se sentent pas inclus. Que ce soit dans une entreprise ou une municipalité, ou dans n’importe quel groupe peu importe l’envergure, les gens doivent se sentir inclus si on veut avoir du succès. Hélas, on vit cette exclusion dans notre ville. »

« Les citoyens doivent se sentir intéressés et écoutés pour qu’ils connaissent l’impact des décisions de la Ville sur leur vie. Pour ça, il leur faut une oreille attentive. Si le citoyen se sent lésé dans ses droits les plus primaires, on ne peut pas dire que la ville va bien. Le but final dans tout ça, c’est de pouvoir répondre adéquatement d’une manière rationnelle aux besoins de la population! Au regard de tout ce qui se passe dans notre administration municipale, ce n’est pas le cas. »

Les conseillers au pouvoir mettent leur survie politique et le sort de leur parti devant les intérêts des citoyens, accuse Mayo Vuanda. Il en résulte une gestion «chaotique» qui nuit à la ville et à ses citoyens.

À 39 ans, Mayo Vuanda se qualifie lui-même de « jeune loup » de la politique. « Mais j’ai compris une chose, je suis jeune, mais j’ai du vécu. Je viens du milieu des affaires, j’ai été ouvrier, j’ai été employé, j’ai travaillé dans des grosses firmes connues, Métro-Richelieu entre autres, et ce que j’ai appris dans tout ça c’est que pour qu’une entreprise puisse exceller et fonctionner, l’employeur doit faire sentir à toute l’équipe qu’elle fait partie de la solution et du succès de l’entreprise. Si on exclut ce facteur-là, on tombe dans la négligence et on recule. » C’est cette exclusion que Vuanda reproche au conseil de Saint-Jérôme.

Favoriser le logement abordable avant les promoteurs

« Je ne suis pas un millionnaire, je suis un simple père de famille, un entrepreneur, et je me bats pour que mes enfants aient le minimum, et aussi pour que les familles qui nous entourent puissent se payer un loyer qui est dans les standards normaux, et ce n’est pas le cas pour toutes les familles dans mon district! Dans mon district, dans la majorité des constructions neuves, les loyers tournent autour de 1300$ voire 1500$ par mois. Monsieur et Madame tout le monde qui gagne 13$ l’heure, ou qui est monoparental avec des enfants, ne sont pas capables de se les payer ces appartements-là! »

« Ce qui s’offre à ces gens, ce sont des appartements qui ne sont plus adéquats, construits il y a longtemps et souvent entretenus couçi-couça, et qui sont quand même loués 900$, alors que la ville ouvre la porte toute grande aux promoteurs immobiliers qui ne se soucient même pas du petit peuple qui n’est pas capable de se payer les logements qu’ils construisent. Où est la politique de notre municipalité? Les familles dans nos districts ont des besoins, faudrait que la Ville et sa gestion en tiennent compte, et je ne parle pas seulement de Lafontaine, il y a plusieurs districts qui ont le même problème. »

Emprunter la formule 20-20-20 de Montréal

« Devant cette situation moi, personnellement, je me suis dit bon, on va y mettre du nôtre. On n’aura peut-être pas la solution à toutes les questions, mais le minimum que le citoyen veut avoir on doit être en mesure de leur offrir. Ça ne relève quand même pas de la magie! »

« On n’a qu’à regarder à Montréal, avec la politique du 20-20-20 un contracteur qui veut construire est dans l’obligation de respecter des contraintes qui garantissent que chaque projet comprenne des logements sociaux, abordables et familiaux. » Le candidat espère ainsi que la Ville favorise la création de logements pour des familles à faible revenu.

« Si les promoteurs convoitent un terrain qui est bien placé, la Ville peut imposer ses règlements. Montréal le fait », conclut-il.

Il est à noter qu’à Montréal l’obtention d’un permis de construction est conditionnelle à la conclusion d’une entente avec le promoteur, qui doit offrir des garanties.

Mayo Vuanda croit aussi que Saint-Jérôme « peut faire beaucoup mieux » pour soutenir la rénovation de logements et la formation de coopératives. « La Ville a des terrains. On ne fait pas la promotion de ces choses-là. »

Contrôler la croissance

Il croit aussi que Saint-Jérôme doit mieux réfléchir sa stratégie de croissance. « Du jour au lendemain, on va se réveiller et on va entendre parler d’un projet de 4000 portes qui va apporter de l’achalandage partout, qui va augmenter la densité de circulation dans les rues, et qui va exiger plus d’infrastructures. Les coûts vont augmenter, alors dites-moi comment ça profiterait aux citoyens? »

Vuanda cite un exemple dans son quartier. « À l’Académie Lafontaine, et aussi près de l’École des Hauts-Sommets, on a des problèmes de circulation énormes. Plusieurs brigadiers scolaires et chauffeurs d’autobus me disent qu’ils ont l’impression qu’on attend qu’il y ait un malheureux accident un jour pour améliorer les accès. Les tronçons de rue sont trop petits pour la densité des élèves qui y circulent. Qu’est-ce qu’attendent nos élus? »

Il invite Mylène Laframboise à un débat

« Dans mon quartier, la conseillère c’est Mme Laframboise. J’aimerais bien avoir un débat avec elle, pour savoir ce qu’elle en pense. Qu’est-ce qu’elle a pu régler à Lafontaine? Je n’arrive pas à comprendre qu’on ait une représentante du district et que ce genre de problème persiste encore! Sans compter les problèmes qui sont toujours là dans les plus vieilles parties, dans le vieux Lafontaine. »

« Après y avoir pensé depuis un bon bout, ce sont des raisons pour lesquelles j’ai décidé de me lancer et d’y faire ma part. J’ai déjà annoncé mon intention sur le groupe Facebook Démocratie Saint-Jérôme et je sens du soutien de la part des gens. Je suis content de voir que je ne suis pas le seul à y penser. Je crois que beaucoup de gens pensent comme moi et qu’il y aura tout un groupe d’indépendants qui vont se présenter dans les différents districts. »

« Je pense que Saint-Jérôme a besoin d’un vrai changement et d’un vrai renouveau. À mon humble avis, c’est un passage obligé et je crois que pour y arriver il faudra élire des indépendants. Des gens qui vont porter directement la voix de la population plutôt que de suivre la ligne d’un parti au détriment de l’intérêt des citoyens. »

Mayo Vuanda prévoit lancer officiellement sa campagne d’ici quelques temps.

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Comments to: Mayo Vuanda veut représenter Lafontaine à l’hôtel de ville de Saint-Jérôme
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    22 mars 2021

    Monsieur
    Bonjour,j ai partager un appartement avec une amie à Saint Jérôme pendant 4 ans et demie.
    J aimais cette ville,sauf que politiquement oui,j avais remarquer.
    C est une ville où il fait bon de vivre.
    J ai d’emménager pour accompagner ma maman.
    Excellente soirée pour vous.
    Anne Gendreau

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