Jean-Claude Hébert est décédé le 29 mars à l’âge de 76 ans. Il a été maire de Saint-Jérôme de 1985 à 1989.

M. Hébert, atteint de cancer, était en phase terminale. Il a adressé ses adieux publics par le biais de son profil Facebook, avec le message suivant:

Chers amis,

C’est du haut de mon nuage, entouré de mes parents, de mon frère André, et de mon fils Daniel que je vous fais mes adieux. Ce fut un honneur de vous avoir comme amis et de partager des bons moments en votre compagnie.

Jean-Claude Hébert, sur Facebook

Il avait d’abord été élu conseiller en 1981, sous la bannière du Parti démocratique jérômien(PDJ), un parti politique naissant. Le PDJ s’était d’abord retrouvé dans l’opposition, n’ayant fait élire que deux conseillers, Hébert et son collègue Jean-Marc Thomas, pour contester le régime de Bernard Parent, qui fut maire de Saint-Jérôme pendant 14 ans. En 1984, dans une élection partielle, un troisième élu du PDJ, Lucien Labrosse, s’ajoutait au conseil.

Avec l’exécutif du Parti démocratique jérômien au début des années 1980. Sur la photo on retrouve Jacqueline Filiatrault, Jean-Claude Hébert, Jean-Marc Desjardins, une dame non identifiée, Jean-Marc Thomas, Lucien Labrosse, Gilles Bégin et Bernard Lauzon.

C’est avec Jean-Claude Hébert comme candidat à la mairie que le PDJ a finalement détrôné Bernard Parent en 1985. Le conseil municipal de l’époque comptait huit sièges. Hébert et son parti y détenaient une majorité grâce aux cinq élus du PDJ: Fernand Coupal, Jean Filiatrault, Lucien Labrosse, Ronald Piché et Jean-Marc Thomas. La dernière année de son mandat a été difficile, puisque trois de ses conseillers, Coupal, Filiatrault et Piché, ont quitté le parti pour siéger comme indépendants. Cet éclatement du PDJ a marqué le début de la fin du parti.

Parmi les faits saillants de ses années à la mairie il faut mentionner la tenue des Jeux du Québec en 1986, un dossier dont il avait hérité de l’administration précédente. Les Jeux avaient notamment permis d’obtenir une subvention de Québec pour construire un ajout qui modernisait l’entrée de l’aréna Melançon, qui abrite aujourd’hui l’Institut régional des sports.

C’est aussi sous la gouverne de l’administration Hébert que le poste de police et pompiers de Saint-Jérôme quittait le centre-ville pour s’installer dans l’édifice actuel de la rue Filion. Par ailleurs, le conseil municipal avait à l’époque refusé un changement de zonage qui aurait permis l’installation d’une station d’essence et d’un dépanneur à cet endroit, un projet qui n’a rien de mémorable sinon qu’il était piloté, à l’époque, par nul autre qu’Alain Bouchard, devenu président du groupe Couche-Tard.

C’est aussi à cette époque qu’Hébert fut président de la Corporation de développement des Laurentides de 1987 à 1989.

Jean-Claude Hébert est demeuré très intéressé par la chose publique après son incursion en politique municipale. On le retrouvait à titre de militant dans plusieurs campagnes autant au niveau fédéral que provincial et même municipal. Au fil des ans, il a multiplié les prises de position publiques quand il le jugeait pertinent.

Une vie passée à Saint-Jérôme

Jean-Claude Hébert a passé l’essentiel de sa vie à Saint-Jérôme. Comme bien des jeunes Jérômiens de sa génération, il est passé par le Jardin de l’enfance des Soeurs du Bon-Conseil et le Collège des Frères des écoles chrétiennes, où il a fait partie du premier groupe à faire son cours classique à Saint-Jérôme, dans les années 1950.

Ses études universitaires l’ont mené à un bacalauréat ès arts, un autre en éducation physique et une maîtrise en administration. Il a d’ailleurs fait carrière dans l’éducation, où il a d’abord été enseignant puis ensuite administrateur, notamment au Cégep Lionel-Groulx. Après son passage à la mairie de Saint-Jérôme, il a aussi oeuvré dans le domaine de l’automobile et dans l’immobilier.

Un brillant hockeyeur

Impliqué dans le sport, Hébert a aussi été un brillant joueur de hockey dans ses jeunes années. Son coup de patin et ses instincts de compteur lui ont permis de s’illustrer avec les Alouettes de Saint-Jérôme, le Canadien Junior des années 1960, et l’équipe de l’Université d’Ottawa.

Il a aussi été impliqué de près dans la fondation de la ligue de hockey Midget AAA ainsi que du hockey collégial AAA. En 1975, il avait été le président fondateur du Tournoi de hockey pee-wee de Saint-Jérôme, un événement qui fêtera ses 50 ans en 2025.

Jean-Claude Hébert était né en 1944. Il laisse dans le deuil sa conjointe Jocelyne Poirier, retraitée de l’enseignement, et leur fils Michel.

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Il y a une conversation à propos de cet article.
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Comments to: Décès de Jean-Claude Hébert, maire de Saint-Jérôme de 1985 à 1989
  • 7 avril 2021

    Bel hommage !
    Merci Charles.

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