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Match 6

Match 2

Match 1

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Un mantra pour le septième match

Ce n’est pas nous qui ferons la différence contre les Leafs, mais juste au cas, je vous donne un mantra pour garder le contrôle sur votre esprit pendant le match: Carey. Si ça se corse, dites Carey. Si vous êtes inquiet, dites Carey. Respirez Carey. Carey. Carey. Carey. Trouvez-y votre rythme… En contretemps, vous pouvez chuchoter j’espère. J’espère. Parfois même Jesperi…

Plusieurs clés du 3e match le sont encore à la veille du septième. D’abord, il faut dire que notre rêve, chers partisans du CH, est plus clair que jamais. Il faut battre une équipe meilleure que la nôtre. Comme au début de la série, je pense que les Leafs sont encore prenables, parce qu’ils savent qu’ils sont meilleurs. Ça nous ouvre la porte pour les surprendre.

Une première leçon servie à tout le ROC

Vous savez comme moi que le Canada est un mariage de raison… peut-être de chemin de fer. Ainsi, avec grande civilité, les Québécois présents au Forum ( je refuse les noms commandités ) ont chanté Ô Canada a cappella, avec justesse et un enthousiasme disons poli. Ils ont même chanté les deux derniers vers en anglais.

Évidemment si le match avait été à Toronto, Winnipeg, Calgary, Edmonton ou Vancouver, c’est bien clair que les partisans auraient été incapables de nous offrir le moindre couplet en français. Une évidence: le Québec est bilingue. Le reste du Canada, pas tellement. Une observation politique? Ben non, juste une idée de même, survenue avant un match de hockey, avant la mise au jeu…

Mais revenons au match…

Pas tout de suite, cependant! En écrivant « revenons au match » je songe à la publicité au hockey, qui est maintenant muette chez moi. J’espère que les annonceurs me lisent, parce que j’ai un message: vous gaspillez votre argent! Dès que ça sent la pub, je «mute», je regarde mes textos, mes réseaux sociaux, je vais remplir mon verre ou je vais au petit coin. Ça m’a réconcilié avec le hockey à la télé.

Bon, revenons vraiment au match  

Puisqu’on parle du match de ce lundi soir du grand possible, je vous invite à imaginer qu’on puisse prolonger la fièvre. Pour les 28 ans et moins, imaginez-vous encore trois semaines de soirées comme jeudi et samedi dernier. Pour les plus vieux pensez 1986, ou 1993.

C’est le rêve fiévreux qui s’offre à nous, amoureux de la flanelle.

Je vais prendre le risque de devenir prophète. Mon nom de prophète est d’ailleurs déjà choisi: c’est Damien. Je veux que les gens pensent à moi et se disent « c’est notre Damien ». De « notre Damien » à Nostradamus, il n’y a qu’un pas.

Je vous l’ai écrit dès le début, j’ai prédit le Canadien en sept parce que les Leafs, malgré toutes les raisons qu’on a de les détester, sont bons en ta…

Je vous avoue que cette prédiction était un acte de foi et certainement pas un exercice de raison. Mais voici qu’elle est à demi réalisée parce que ce sera effectivement le bon nombre de matchs. Et contrairement à l’avis de bien des experts, ma prédiction est encore dans le domaine du possible. Étonnant parce qu’elle a été faite, je vous l’avoue, par un gars qui n’y connaît strictement rien.

Alors je pense qu’on va gagner. Je pense que lundi soir vers 22h, les Leafs vont serrer les mains des joueurs des Habs en se demandant encore ce qui leur est arrivé.

Je serai bon sportif. Gagne ou perd, j’éprouve déjà une émotion pour les joueurs des Leafs. Il y a plusieurs raisons de compatir. D’abord, pas de coupe Stanley depuis 1967. ( Ça fait 54 ans! )  Ensuite, pas de série gagnée depuis 2004, même pas un printemps Halak. Troisièmement, même si les Habs l’échappent, les Leafs ne gagneront pas la coupe Stanley.

Mais le plus triste pour nos adversaires bleus, c’est qu’à part Alex Galchenyuk, il n’y a aucun membre de cette équipe qui sait ce que l’on sent quand on enfile le chandail des gars du plafond. Vous savez, le plafond? Celui des 18 chandails… les Jacques Plante, Doug Harvey, Butch Bouchard, Jean Béliveau, Bernard Geoffrion, Guy Lapointe, Howie Morenz, Maurice Richard, Guy Lafleur, Dickie Moore, Yvan Cournoyer, Elmer Lach, Henri Richard, Serge Savard, Larry Robinson, Bob Gainey, Ken Dryden et Patrick Roy.

Je sais. Il y a d’autres bons joueurs. Il y a aussi d’autres chandails de hockey. Mais il n’y a qu’un seul chandail de rêve.

En prime: mes statistiques avancées et la domination du Canadien

Enfin, je vous offre en prime un raisonnement de hockey qui défie les X et les O des experts.

On sait comment le Canadien de Montréal a construit son équipe. Notre meilleur joueur est notre gardien de but. J’ai donc refait le pointage de la série en comptant non pas les buts, mais les arrêts des gardiens. Voici l’allure de la série jusqu’ici.

Montréal a remporté le premier match 35 à 28. Montréal a aussi gagné le second match 29 à 22. La série était alors 2-0 Montréal.

De retour au Forum, le Canadien a ensuite échappé les deux matchs suivants, le premier par la marge très serrée de 28 à 27, et le second, où on a mangé une vraie volée, 32 à 24.

On se retrouvait donc à 2-2 après 4 matchs.

Les Habs ont remporté le 5e match 32 à 26 pour prendre l’avance dans la série 3-2, et samedi soir, devant les partisans, ils ont remporté le quatrième match 40 à 28. Voilà! Si on jouait aux arrêts, la série serait déjà finie.

La crème revient sur le dessus

par Jean Bellemare

L’attaque du Ch a été fructueuse une seule fois avec le but de KK. Point à la ligne. Campbell aurait pu se prendre une chaise et se reposer durant toute la joute.

La 2e période avec  4 punitions consécutives pour le CH, donc 8 minutes que l’adversaire tourne et retourne dans ta zone et tes joueurs (ceux  du CH) défensifs n’en peuvent plus, résultat du 3e but, grâce à une punition inutile à Weber alors que le CH avait encore des chances à 3 à 1, pour un capitaine, BRAVO.

Durant ces 8 minutes, tes MEILLEURS  compteurs sont au  repos sur le banc.

Price aucunement à blâmer sur cette défaite. Le CH n’a pas de compteurs   opportunistes et je maintiens mon choix  que les Leafs vont l’emporter en 5.

Prédiction: on remplace Tatar par Caufield qui jouera sa 1ère joute en séries. Bonne chance mon Cole car les Leafs vont te déléguer un joueur pour te suivre. Le CH jouera ses deux prochaines joutes à Montréal lundi et mardi prochain.

M. Bergevin, avez-vous trouvé un autre truc pour faire une passe aux Leafs ?

Le 3e match sera crucial

par Charles Michaud

Oui le 3e match sera crucial. C’est ce soir que ça se passe. En fait, le prochain but est important. Les meilleurs doivent être les meilleurs. Vous avez vu? Je suis prêt à devenir commentateur sportif.

Mais laissez-moi rétropédaler un instant! Les meilleurs doivent être les meilleurs? Je dis ça de même, mais quand vous voyez un alignement qui comprend Matthews, Marner et Nylander, êtes-vous vraiment certain que vous voulez que les meilleurs soient les meilleurs?

Enfin le défi devient plus clair. Il nous faut battre les meilleurs. Et si possible, sans trop les réveiller. Les joueurs du Canadien ont réveillé les Maple Leafs au premier match, grâce à une victoire serrée. Et les Leafs nous ont mangé tout rond au deuxième match parce qu’ils ont été meilleurs sur tous les plans.

On ne parlera pas des arbitres. Mon ami Laplante vous explique tout ça dans son texte. J’ajoute que Dominique Ducharme n’est pas le seul. Il s’est joint à Jon Cooper, Craig Bérubé et Rod Brindamour dans la chorale de la plainte des arbitres. Hélas la structure de l’arbitrage des matchs est au moins aussi constante que le structure de jeu de chacune de leurs équipes. L’univers n’est pas parfait. Même dans les reprises au super-ralenti avec 16 caméras, on en rate.

Samedi on a aussi perdu la game du mental. Je suis de ceux qui pensent que le Canadien aurait mieux fait de lancer un défi à roche-papier-ciseaux que de contester le troisième but des Leafs. Le témoin principal, Carey Price, savait que le but était bon. Au poker, le bluff ne marche pas tout le temps.

Malgré tout ça, je pense que les Leafs sont encore prenables. Ils savent qu’ils sont meilleurs. Voilà ce qui nous ouvre la porte à les surprendre. Mais ça va être compliqué et cahoteux.

Je maintiens ma prédiction de Canadiens en sept parce que c’est la prédiction qui ménage le mieux mes sentiments et mes chances de miser juste. C’est aussi une prédiction qui va demeurer possible tant que le CH ne sera pas éliminé.

Parce que notre rêve, chers complices de la flanelle, est plus clair que jamais. Il faut battre une équipe meilleure que la nôtre.

«C’est la faute aux arbitres !»

par Jacques Laplante

Celle-là, on l’a entendue plus d’une fois. Quand le Canadien gagne, c’est parce qu’il avait bien joué, mais quand il perd, c’est à cause des arbitres.

Et je l’ai encore entendue après la défaite du Canadien contre Toronto samedi soir, après ce deuxième match de la série. Ça venait de l’instructeur Dominique Ducharme : « On a très bien joué en première période, mais le momentum a changé en deuxième et ce n’est pas nous, ni les Leafs qui l’a changé », a-t-il dit après la rencontre.

Donc, si le Canadien n’a lancé que 23 fois en direction du gardien des Leafs et si Suzuki, Staal, Lehkonen, Tatar et Perry n’ont pas lancé une seule fois, c’est à cause des arbitres!

C’est donc aussi à cause des « zébrés » si Toronto a remporté presque deux fois plus de mises au jeu que Montréal (37 vs 19 – 66 % contre 34 %) !

Ayayaye! Sont vraiment forts les arbitres!

Franchement, un peu d’humilité que diable! Avez-vous vu Gallagher, Armia, Toffoli dans ce match? Moi pas!

Si Toronto a gagné, c’est que Montréal n’est pas de taille et ne jetons pas le blâme non plus sur des erreurs défensives. Notre club chéri n’a compté que 3 buts en deux parties. C’est 1,5 but par partie. Ce serait peut-être une bonne idée d’en compter un peu plus, surtout quand de l’autre côté il y a Matthews. Certains diront qu’il n’y a que deux parties de jouées, mais pour ma part c’est assez révélateur de la situation. Une situation qui perdure depuis longtemps chez le Bleu Blanc Rouge.

On parlera des arbitres et de la défensive quand le CH réussira à en mettre au moins trois dedans!

Match 1

Une autre victoire samedi

par Charles Michaud

On ne tournera pas autour du pot. Je suis un fan du CH.

Il faut me comprendre. Je suis tombé dedans quand j’étais petit. Mon tout premier joueur favori était Doug Harvey. Je suis né en 1954. Quand j’ai fêté mes 25 ans, le CH avait déjà gagné 15 coupes Stanley.

Même quand c’est devenu moins fréquent, en 1986 puis en 1993, je me disais: « Une autre coupe? C’est comme d’hab. »

Même aujourd’hui, il y a une partie de moi qui sait que la coupe Stanley visite d’autres villes, mais qu’elle habite à Montréal.

Et comme un parent naïf qui guette à la fenêtre un enfant perdu depuis longtemps, quand on me dit que la coupe va peut-être revenir à la maison, je mets mon chandail tricolore et je me prépare.

En plus, on joue contre les Leafs. Vous avez vu leur chandail? Une feuille d’érable avec des varices! Je sais qu’ils pratiquent avec de la musique, mais tant que Matthews aura sa moustache de mononc’ de 55 ans, ils n’ont aucune chance d’être cool. 

J’étais très confiant pour le premier match. Les Leafs sont déjà dans la prochaine série: leur équipe était prête à se faire surprendre. Je pense même que le CH va les surprendre encore samedi. Après cela, j’espère le CH en sept.

Guy Boucher a raison: Carey Price va en voler au moins une, et Jack Campbell va craquer au moins un soir. Si jamais Price en vole 2, c’est trois victoires. Après ça, vous connaissez le refrain… tout est possible.

Un débat court: Tavares c’était un accident. Bien sûr c’était troublant. Ça a même transformé le match, qui n’a pas été un classique match des séries par la suite, du moins pas sur le plan du jeu physique. Quant à Foligno, lui et ceux qui trouvent que sa bataille était « normale » ont besoin d’apprendre à gérer leurs émotions. Du stuff de primates.

On se reparle après le match de samedi. Si jamais le CH prend une avance de 2-0 dans la série, les Leafs vont être redoutables. Et ils ont du talent en ta…

Toronto en 5

par Jacques Laplante

Toronto en 4 !

Telle était ma prévision avant le début de la série. Oui, le Canadien a du cœur, beaucoup beaucoup de cœur, mais je me disais que c’était insuffisant.

Bien sûr, j’aimerais bien que Canadien remporte la série, mais je dois être raisonnable. À moins d’un miracle, je ne voyais pas comment le Canadien pouvait remporter une seule partie.

Son offensive, trop faible, ne peut pas faire le poids contre les Matthews, Tavares, Marner, Nylander et cie. Et les avantages numériques dont a bénéficié le Canadien ce soir me donnent entièrement raison.

Je me disais qu’il fallait vraiment croire au miracle pour espérer ne serait-ce qu’une seule victoire. Eh bien, le miracle a eu lieu! Dans l’équation, j’avais oublié Carey Price :  mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa!

En toute franchise, je dois dire que le Canadien m’a mauditement impressionné.

Y’a eu Price, mais y’a eu aussi Byron, Anderson et les défenseurs. Ces derniers en ont joué toute une!

Après les fleurs, voici le pot et je le décerne à Nick Foligno. Pourquoi s’en prendre à Perry? On l’a bien vu, c’était accidentel. Si c’est de son initiative, pas fort le gars.

Des pots aussi à Tatar (si t’es pas capable d’aider au moins ne nuis pas) et à Armia (lance entre les poteaux). Je dois tout de même avouer qu’en dépit du fait que je choisissais Toronto en 4, cette victoire me fait grand plaisir, car je suis fan du Canadien.

Mais retombons les pieds sur terre, c’est la dernière fois cette année que Montréal limite Toronto à un seul but. Attachons notre tuque avec de la broche, l’ouragan Matthews va frapper fort et c’est pour cette raison que Toronto éliminera Canadien en… 5!

Si Price continue des vols comme ça, la série pourrait prendre une autre tournure

par Jean Bellemare

Avant les séries, CH-Leafs je donnais la série aux Leafs en 5.

Mais, le toujours mais, vient parfois te faire douter de tes pronostics. C’est bien ce qui est arrivé au CH dans les dix premières minutes de la joute, surtout avec la vitesse de Josh Anderson avec son but et ses coups d’épaule qui fut le meilleur du CH.

Mais l’incident Tavares est venu chambarder la tenue du CH. Le jeu ne fut plus le même jusqu’à la fin de la 1ère. Disons ici que Campbell, le gardien des Leafs semblait nerveux en ce début de joute.

La  2e période fut d’emblée à l’avantage des Leafs et le CH courait après la rondelle  selon leur habitude durant la saison. Je me suis dit: « Bon, on revient au normal et plus la 2e avançait plus le CH courait. Le CH n’a pu profiter des punitions des Leafs. Armia aurait pu donner l’avantage mais comme le Ch n’a pas de compteur naturel… Eh bien, Armia rata sa chance.

En 3e, un vol de Reilly sur Anderson aurait pu encore donner l’avantage au CH. Ça joue serré et à la 4e minute un bon lancer durant une punition aux Leafs aurait pu encore donner l’avantage au CH. C’est Byron avec son coup de patin rapide qui donna l’avantage au CH alors que tout étendu sur la surface, il donna un coup de bâton sur la rondelle qui traversa Campbell pour un 2 à 1 au CH.

Evans fut  blessé durant cette 3e et il n’est pas revenu. Est-ce que KK aura la chance de voir la 2e joute? Parlons un peu de Price qui se signala avec 35 arrêts pour la 1ère étoile de la joute avec Anderson pour la 2e, il joua une très bonne joute tant physique que vitesse et Byron la 3e étoile pour son but en désavantage  numérique. Qu’il est rapide ce joueur!

Maintenant la question que je me pose: les vétérans. Stall qui a joué une bonne joute comparativement à la saison, Perry qui est demeuré le même que les derniers mois, très bon, Weber qui a joué une joute comme le Weber des beaux jours. Vont-ils  continuer à résister à la vitesse des Leafs? Mais ne pas compter alors que l’adversaire prend 5 punitions, tu manques beaucoup de buts. Vont-ils pouvoir contenir Matthews longtemps? Je continue de garder mes pronostics avec Leafs en 5.

Si le CH gagne le 2e, peut-être que j’y penserai encore plus.

Dommage, mais le CH n’a pas de compteurs comme les Leafs et tu ne peux garder un club de compteurs en inaction durant une série. J’aimerais de tout cœur que le CH traverse les Leafs pour la seconde série. Le miracle??? Et Marc Bergevin aura eu raison!

Ça prend toujours un Paul

par Louis-Xavier Michaud

Depuis jeudi soir, ça commence à compter. Les matchs de saison, ça compte. Mais là, ça compte plus. Et on peut se raconter toutes sortes d’histoires pour donner un sens à cette course en patins de jeunes hommes en armure.

Mon histoire pour le premier match d’une première série Toronto-Montréal de mon vivant, c’est celle de (saint) Paul Byron, celui qu’on francise en Ti-Paul Biron, 32 ans, natif d’Ottawa.

Notre cher Paul marque de temps à autre en désavantage numérique. Il le fait en saison régulière. Mais hier, il l’a fait quand ça comptait plus. Il a marqué le but gagnant dans un match que les partisans du Toronto pensaient être le début d’un balayage.

Il a marqué dans un match où le capitaine de l’autre équipe a quitté la patinoire en civière. Corey Perry n’a pas fait exprès de frapper John Tavares au visage avec son genou. Perry lui a donné une petite tape sur la cuisse alors que Tavares quittait la patinoire. Celui-ci a répondu en levant le pouce.

Si on avait été dans l’arène au temps des gladiateurs, ce geste aurait pu être interprété comme un signal de Tavares à ses coéquipiers qu’il n’y avait rien à venger, que c’était un bête accident. Mais le « code », cette justice primaire des hommes qui sont les meilleurs de leur sport, était trop fort pour Toronto. On a dû assister à un rituel d’étreintes que j’ai eu beaucoup de mal à expliquer à mon fils de 9 ans.

« Il se bat parce qu’il n’a pas fait exprès de cogner l’autre joueur et il doit montrer qu’il n’a pas peur de se battre. Quand ce sera fini, les deux vont aller s’asseoir pour deux minutes mais ça ne changera rien au match. C’est un règlement qui n’est pas dans les règlements. » Il m’a répondu qu’il ne comprenait pas trop…

Paul Byron a déjà subi une commotion cérébrale après s’être battu contre un joueur bien plus grand et bien plus fort que lui. C’était pour venger un coup à la tête pour lequel notre cher Paul avait déjà été suspendu trois matchs. Mais dans la logique du « code », il devait répondre à un duel pour ne pas avoir l’air de se détourner de ses responsabilités. Paul l’a fait en 2019 et il a manqué une semaine d’activité.

Avant de devenir un croyant, on dit que le travail de Paul, l’apôtre de Jésus, était de chercher les chrétiens et les traîner dans l’arène pour qu’ils soient emprisonnés, au pire torturés. Si on se réfère aux saintes écritures, on trouve dans la première lettre de Paul aux Corinthiens, au chapitre 6, verset 12, l’allusion suivante: Tout m’est possible, mais tout ne m’est pas utile. Tout m’est possible, mais moi je ne serai prisonnier de rien. [traduction libre].

Notre Paul d’aujourd’hui l’a prouvé jeudi soir. Comme un autre Paul, DiPietro celui-là, l’a fait quelques fois lors de la dernière coupe Stanley des Canadiens en 1993. Malgré toutes les prédictions, les inquiétudes, les obstacles ou les codes, ce qui compte dans la vie, c’est de saisir les occasions et agir selon ses objectifs.

Sauf que jeudi soir, ça comptait plus. Et maintenant, tout est possible.

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