Bruno Laroche quitte la mairie de Saint-Hippolyte et la politique municipale après 24 ans

Le maire de Saint-Hippolyte Bruno Laroche ne sera pas candidat aux élections du 7 novembre. Il tourne la page après 24 années en politique municipale, dans le but de poursuivre des objectifs personnels.

« Après plusieurs années à m’impliquer dans la collectivité, je me suis fait un cadeau en avril dernier en retournant aux études afin de faire carrière dans l’immobilier. C’est dans ce domaine que je compte désormais travailler. Évidemment, ajoute-t-il, je serais en conflit d’intérêt flagrant si je demeurais en politique municipale tout en faisant des affaires dans le développement et la promotion immobilière. Je me retire donc avec l’impression d’avoir apporté ma modeste contribution et je laisse la place à d’autres », dit-il. Aujourd’hui âgé de 53 ans, Bruno Laroche était entré en politique municipale à Saint-Hippolyte à l’âge de 29 ans.

Il appuiera Yves Dagenais à la mairie de Saint-Hippolyte

Bruno Laroche appuiera la candidature d’Yves Dagenais, présentement conseiller municipal et membre de son parti politique, à titre de chef de la formation et candidat à la mairie. Cet appui devrait peser lourd dans une municipalité où la situation financière est saine et où M. Laroche et son parti ont obtenu plusieurs fois la confiance des électeurs ( 73% des voix en 2013 et 83% en 2017 ). Plusieurs croyaient que M. Laroche obtiendrait sans peine un quatrième mandat.

Laroche aura donc été maire de Saint-Hippolyte durant 12 ans, ayant été élu la première fois en 2009 avec une forte majorité ( plus de 60% du total des voix ) devant trois autres candidats, dont le maire sortant Gilles Rousseau. Auparavant, il siégeait à titre de conseiller depuis 1997.

Appelé à faire un bilan sommaire de son passage , il s’est dit particulièrement fier de la saine situation financière de sa municipalité. « 40% de la dette totale est liée à des subventions, un bilan que je juge très sain, dit-il. Je suis très fier aussi du dénouement du dossier des mines », rappelant le combat que Saint-Hippolyte avait mené avec succès en 2011, de concert avec Sainte-Adèle et Sainte-Marguerite pour protéger le caractère naturel de la région en bloquant le projet d’exploitation minière d’une firme de Vancouver, qui cherchait des gisements de fer et de titane dans la région.

« Nous sommes aussi allés chercher 12 millions de dollars de subventions à Québec en douze ans, alors qu’auparavant Saint-Hippolyte n’y arrivait pas. Mais plus récemment, ce qui me fait le plus plaisir, c’est que la Ville ait pu acquérir le mont Tyrol et le camp de l’Armée du Salut, deux excellentes décisions pour l’avenir de notre collectivité. »

« Je tiens à dire que ces réalisations sont le fruit du travail d’une équipe formidable. Si je peux regarder le bilan de ces 12 ans avec fierté, c’est parce que j’avais un bon coffre d’outils avec mes collègues du conseil municipal et une solide équipe de fonctionnaires à la Ville. Je leur suis reconnaissant et ce fut un privilège de travailler avec eux. »

Le nouveau maire de Saint-Hippolyte Bruno Laroche, élu pour la première fois à la mairie le 1er novembre 2009. Photo d’archives Photo CDM par Élaine Nicol

« Je ferme la porte sur le municipal »

Inutile de dire qu’avec un tel bilan, Laroche se dirigeait vers un quatrième mandat de maire et que plusieurs le voient déjà en politique provinciale. D’ailleurs, Bruno Laroche avait été candidat de la Coalition avenir Québec dans Saint-Jérôme en 2016, à la suite de la démission de Pierre Karl Péladeau. Laroche avait d’ailleurs livré une belle bataille, terminant au deuxième rang derrière Marc Bourcier, élu sous la bannière du Parti québécois. En entrevue, Bruno Laroche a d’ailleurs dit qu’il ne faut jamais « fermer la porte définitivement » mais qu’il croit le temps venu de se retirer de l’arène municipale.

Riche de 25 années d’expérience en politique et d’une carrière dans le domaine des communications, il ne fallait pas s’attendre à ce que Bruno Laroche affirme tout de suite qu’il a d’autres ambitions. Et sa passion pour le retour aux études et un changement de carrière est certainement authentique.

Mais je ne suis probablement pas seul à croire que sa passion pour la politique demeure. François Legault et la CAQ seront probablement en très bonne position à l’automne de 2022 quand viendront les prochaines élections provinciales, si jamais Marguerite Blais avait des intentions de retraite, la porte du poste de député de Prévost serait grande ouverte. La politique étant ce qu’elle est, peut-être même François Legault aurait-il d’autres ouvertures.

Bruno Laroche en 2016, en compagnie de François Legault, alors qu’il faisait campagne pour la Coalition avenir québec lors d’une élection partielle dans la circonscription de Saint-Jérôme. Photo Charles Michaud/TopoLocal

Des fonctions à combler au niveau régional

Non seulement était-il maire de Saint-Hippolyte, mais Bruno Laroche était aussi préfet de la MRC de La Rivière-du-Nord, dont le conseil regroupe les maires de Prévost, Sainte-Sophie, Saint-Colomban, Saint-Hippolyte et Saint-Jérôme. À ce titre, il avait la confiance de ses collègues de la grande région de Saint-Jérôme et il présidera jusqu’aux derniers jours de son mandat à la Table des préfets des Laurentides, qui regroupe des élus municipaux de toute la région et qui intervient au nom de toutes la région auprès du gouvernement du Québec. « Sur ce plan, je suis particulièrement fier de la création de la Coalition santé Laurentides, dont j’espère voir enfin le travail aboutir avec un niveau de services de santé que mérite la population de notre région. »

Son départ laissera donc des postes à combler. Si celui de président de la Table des préfets dépend de l’ensemble de la région, le nom du futur préfet de la MRC de La Rivière-du-Nord sera probablement décidé par trois nouveaux venus parce que Saint-Hippolyte et Sainte-Sophie sont assurées d’avoir des nouveaux maires et que la mairesse de Saint-Jérôme est loin d’être assurée de garder son poste. Quant à Prévost, on peut déjà s’attendre à un retour de Paul Germain.

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