Jacques Grand'Maison. Photo CDM par Claude Cormier.

Découvrir Jacques Grand’Maison, un « grand humaniste méconnu »

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Le grand public est invité à une rencontre le 26 avril afin de mieux connaître le sociologue Jacques Grand’Maison. L’événement débute à 16 heures, à la salle Laviolette, au 685 de la rue Laviolette. L’entrée est gratuite. La rencontre est une initiative de plusieurs personnes de la région désireuses de mettre de l’avant les idées du sociologue et auteur. On y entendra, entre autres, des présentations de Lyne Chaloux et de Loyola Leroux, un enseignant retraité du Cégep de Saint-Jérôme.

La rencontre traitera de la création de la chaire Jacques Grand’Maison, par l’Université de Montréal, pour donner des bourses aux étudiants en théologie. Pour Loyola Leroux, c’est « une première dans la vie universitaire. Totalement inédite, dit-il, qui correspond aux dernières exigences des universités. Les candidats, entre autres, doivent appliquer des critères d’équité, de diversité. »

« Pratiquer la recherche sur le terrain et surtout être créatif, c’est presque une révolution, » ajoute Loyola Leroux. « Plus de $820,00.00 sont déjà amassés. Il faut un million pour donner deux bourses de doctorat et deux de maîtrise à même les intérêts annuels reçus, » a-t-il conclu.

Issu de la révolution tranquille

Décédé en 2016, Jacques Grand’Maison, natif de Saint-Jérôme, est issu de la révolution tranquille. Il était un prêtre souvent à couteaux tirés avec les dogmes de son église, ainsi qu’un sociologue qui a dépassé l’observation sociale pour se lancer dans des mouvements populaires, notamment le mouvement ouvrier, particulièrement actif dans sa ville natale dans les années 1960.

Dans ses plus rcentes oeuvres, il se disait inquit des tendances superficielles du monde contemporain.

Loyola Leroux le présente ainsi:

Il a consacré sa vie à aider ses concitoyens de Saint-Jérôme, de Saint-Hippolyte et de la région des Laurentides. Son testament se résume à une phrase qu’il disait souvent: ‘’Quand on quitte cette terre, il ne reste que ce que l’on a donné.’’ Avant d’être un prêtre, il était avant tout un humain à l’écoute et au service des gens. Et surtout un grand nationaliste qui discutait régulièrement avec René Lévesque, qui lui avait offert jadis le poste de ministre de l’Éducation.

Il était pour le mariage des prêtres, la prêtrise pour les femmes, la reconnaissance du droit des femmes à contrôler leur corps. Pour l’importance de l’affirmation du plaisir, de l’affectivité, toutes des valeurs importantes rejetées par l’idéal de la vie monastique, qui marqua deux millénaires de ‘’morale religieuse pathologique’’, avec des prêtres qui ‘’vivaient une sexualité mal assumée, sans cesse refoulée.’’ Des courants qui, selon lui, expliquent en partie la vague pornographique actuelle et la pédophilie.

Sur la religion, il disait ‘’si bien qu’aux yeux de Dieu, ce n’est plus d’abord la religion qui démarque les êtres, mais leur humanité et leur inhumanité’’ (parabole de la femme adultère, de la paille et la poutre). Quant au péché, il disait ‘’il n’y a qu’un péché, humilier l’autre.’’

Il s’est battu toute sa vie et a appuyé l’aide aux pauvres, aux jeunes et aux ainés délaissés, aux non-syndiqués. Il militait pour l’équité intergénérationnelle, pour l’affirmation de la vie, la natalité, pour réduire le suicide. Il valorisait notre belle histoire nationale. Il a critiqué ‘’L’école enfirouapée’’, la pop-psycho, les chartes des
droits, la charia islamiste antihumaniste, etc. Il était avant tout un prophète, nous disons de nos jours un visionnaire, qui voulait le bonheur du peuple dont il était issu.

Loyola Leroux raconte que Grand’Maison l’a contacté en 2008. Lors d’une rencontre à l’évêché de Saint-Jérôme, il a remis à Loyola Leroux la cinquantaine de livres et essais qu’il a écrits, en lui demandant de les résumer. « J’y travaille depuis. J’ai recensé plusieurs de ses livres dans le journal Le Sentier de Saint-Hippolyte. En 2014, à l’occasion de l’une de nos rencontres, il m’avoua être triste de ne pouvoir se rendre prononcer une conférence à l’université de Sherbrooke, invité par le département de droit. Son médecin lui interdisait de conduire son automobile. Je lui ai offert de l’accompagner. Nous avons discuté pendant trois jours.

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