Saint-Jérôme investit 80 000$ dans le programme TAPAJ pour aider les personnes vulnérables ou itinérantes

Charles Michaud 1 commentaire

Les itinérants et les personnes vulnérables de Saint-Jérôme profiteront d’un soutien accru au programme TAPAJ. La Ville de Saint-Jérôme y consacrera 80 000$ sur un an, à compter du premier avril.

Le programme TAPAJ s’adresse aux personnes en difficulté en leur offrant la possibilité de gagner de l’argent par le biais de courts plateaux de travail au service de la communauté. Un plateau de travail regroupe quelques personnes afin d’exécuter diverses tâches. Les participants sont rémunérés à la journée, assistés et accompagnés par des intervenants de Cap Emploi. L’acronyme TAPAJ signifie Travail alternatif payé à la journée, et représente une forme de dépannage économique. La Ville se joint à d’autres organismes qui soutiennent TAPAJ depuis son lancement en 2023.

Un « plateau de travail » TAPAJ peut, par exemple, servir à nettoyer un espace vert, planter des fleurs ou des légumes, repeindre un kiosque, nettoyer un site après un évènement, ou faire le ménage dans un entrepôt. Les participants sont rémunérés en fin de journée. Leur travail ne nécessite pas de qualification ou d’expérience particulière et ne les engage pas à long terme. Les participants à TAPAJ gagnent un peu d’argent qui leur permettra d’être plus autonomes, et, on le souhaite, redécouvrir progressivement le milieu de l’emploi.

Le maire de Saint-Jérôme Marc Bourcier, au lutrin, accompagné des membres du conseil municipal Stéphane Joyal, Carle Pierre-Paul et Michel Gagnon.

Le maire Marc Bourcier annonçait que la Ville de Saint-Jérôme mettra sur pied des plateaux de travail et y consacrera 80 000$ dans les 12 mois à venir. Il a souligné la collaboration des employés de la Ville à cette initiative, noyamment la « flexibilité » des syndicats, et il a rappelé qu’un travail est souvent la pierre d’assise pour que des personnes intègrent la société. Il a d’ailleurs repris les mots de Félix Leclerc, qui chantait « la meilleure façon de tuer un homme c’est d’le payer à ne rien faire. »

TAPAJ, créé en 2001, est une initiative originale de l’organisme montréalais Spectre de rue que Cap emploi a mis en oeuvre depuis un an. Déjà le programme a permis à plusieurs organismes de réaliser des travaux tout en offrant un tremplin social à des gens qui en ont besoin. La participation de la Ville de Saint-Jérôme permettra à TAPAJ de toucher plus de personnes dans le besoin, dans un contexte où l’Itinérance et la crise du logement frappent les personnes vulnérables.

Catherine Chapdelaine coordonatrice du programme TAPAJ
Martin Petrarca, directeur de Cap emploi.

Parmi les institutions et organismes ayant pris part à TAPAJ depuis ses débuts, on compte le Cégep de Saint-Jérôme (vider les casiers à la fin de l’année et trier le contenu), le CISSE des Laurentides, (inventaire des stationnements0, la boulangerie Auger, (désherbage et ménage extérieur) le Phénix Gourmand, (portionnement et emballage des repas) les Écocentres de la MRC Rivière-du-Nord (nettoyage du site et des dépôts sauvages dans le boisé adjacent) le Parc Régional de la Rivière-du-Nord (travaux de peinture), ainsi que le Book humanitaire, l’Armée du salut, le Centre de la famille et Le méridien 74.

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