Gilles Trudel ou la vocation d’enseigner

La petite histoire d’ici racontée par des gens d’ici

Histoire et Archives Laurentides a mené une série d’entrevues audio ou vidéo avec des aînés de Saint-Jérôme et des villes environnantes. À travers leurs souvenirs et anecdotes, découvrez des aspects parfois méconnus de la petite histoire régionale, qui sont ainsi préservés pour la postérité.

Gilles Trudel fut un enseignant de Saint-Jérôme profondément engagé dans sa profession. Si, à une certaine époque, on parlait de « vocation » pour définir ce mouvement irrésistible vers une profession, on voit bien qu’il était en effet prédestiné à endosser l’enseignement comme carrière.

Étant jeune, il avait retenu de sa mère enseignante qu’il fallait d’abord s’occuper des plus faibles dans une classe. Cette leçon a orienté ses actions auprès de ses élèves tout au long de sa carrière. L’entrevue avec M. Trudel témoigne de l’évolution du système québécois d’éducation puisqu’il a commencé sa vie professionnelle avant la réforme qui a suivi le rapport Parent dans les années 1960. Il n’a que de bons mots pour cette réforme qui, selon lui, a entraîné une démocratisation de l’instruction publique, alors qu’on retrouvait dans une même classe autant des enfants de professionnels que des enfants d’ouvriers.

Gilles Trudel a été témoin des profonds changements chez la jeunesse à la fin des années 1960.

Après de premières expériences dans un orphelinat et dans un collège pour jeunes filles, il a commencé à travailler à la Polyvalente de Saint-Jérôme nouvellement créée à la fin des années 1960.

L’École polyvalente Saint-Jérôme en 1971.

À cette époque, il n’y avait pas de spécialistes dans les écoles pour aider les professeurs avec les élèves plus difficiles. On y retrouvait aussi des adultes retournant à l’école à côté d’élèves plus jeunes.

Gilles Trudel dans son bureau du projet Prométhée à la Polyvalente Saint-Jérôme.

Tout au long de l’entrevue, M. Trudel porte un regard bienveillant sur notre système d’éducation et surtout sur les jeunes qu’il a connus. L’heure de la retraite est un jour arrivée mais le hasard a voulu qu’une doctorante universitaire soit venue à la Polyvalente pour mettre sur pied un projet de mentorat auprès d’élèves en difficulté, baptisé Prométhée. Monsieur Trudel s’est donc engagé bénévolement dans cette initiative, poursuivant ainsi son œuvre auprès des jeunes. Le bénévolat, dira-t-il, « c’est l’argent du cœur ». Il doit être bien riche ce monsieur!

Et si vous voulez savoir le vrai sens du mot vocation, savourez ce témoignage jusqu’au dernier mot!

Jean-Pierre Bourbeau pour Histoire et Archives Laurentides

L’entrevue intégrale avec M. Trudel: https://www.youtube.com/watch?v=4SHrrG6p9qc

Cette entrevue peut être consultée au local de Histoire et Archives Laurentides. Vous pouvez aussi la visionner sur la chaîne YouTube de Histoire et Archives Laurentides.

Le projet a été réalisé dans le cadre du Fonds de développement des territoires entre la MRC de La Rivière-du-Nord et le ministère des Affaires municipales et de l’occupation du territoire, en collaboration avec le Musée de la Mémoire Vivante où certains de ces témoignages pourront aussi être consultés.

Andrée Matte et l’histoire de l’art contemporain à Saint-Jérôme

La petite histoire d’ici racontée par des gens d’ici

Histoire et Archives Laurentides a mené une série d’entrevues audio ou vidéo avec des aînés de Saint-Jérôme et des villes environnantes. À travers leurs souvenirs et anecdotes, découvrez des aspects parfois méconnus de la petite histoire régionale, qui sont ainsi préservés pour la postérité.

Dès son plus jeune âge, Andrée Matte s’est intéressée à l’art. Du milieu de son primaire jusqu’à la fin de son secondaire, elle a toujours participé aux ateliers artistiques que son école offrait aux élèves. Elle a par la suite étudié en pédagogie afin d’enseigner les arts plastiques, ce qu’elle a fait d’abord à Montréal. Puis, après être déménagée à Val-David, elle a aussi enseigné cette matière à la Commission scolaire des Laurentides.

C’est au milieu des années 1980 que le futur Musée d’art contemporain des Laurentides a vraiment commencé à prendre forme dans l’ancien palais de justice de Saint-Jérôme.

En 1985, de retour d’un séjour de trois mois en Europe, elle commence à travailler pour la Galerie d’art du Vieux-Palais, à Saint-Jérôme.

Elle met sur pied l’exposition inaugurale de cette institution, qui deviendra le Musée d’art contemporain des Laurentides, et cela même si ses salles d’exposition n’étaient pas encore aménagées parce que l’ancien palais de justice était alors en rénovation!

Le célèbre peintre Jean-Paul Riopelle fut l’un des premiers à présenter des oeuvres du Centre d’exposition du Vieux-Palais, à l’initiative d’André Matte.

Le sculpteur Armand Vaillancourt, lors du vernissage de son exposition.

En parallèle, elle a mis sur pied un programme pédagogique en arts pour les groupes scolaires. Par la suite, jusqu’en 2016, elle a été directrice artistique et conservatrice de ce centre d’exposition régional.

Tout au long de l’entrevue, André Matte rappelle l’évolution du Musée à travers son cheminement professionnel. Elle nous transmet sa passion pour l’art contemporain et sa foi dans le fait que celui-ci s’inscrit dans une continuité historique.

Andrée Matte a grandement contribué à faire connaître l’art contemporain à Saint-Jérôme.

Jean-Pierre Bourbeau pour Histoire et Archives Laurentides

L’entrevue intégrale avec Mme Matte: https://www.youtube.com/watch?v=3FHoCieaY4w

Cette entrevue peut être consultée au local de Histoire et Archives Laurentides. Vous pouvez aussi la visionner sur la chaîne YouTube de Histoire et Archives Laurentides.

Le projet a été réalisé dans le cadre du Fonds de développement des territoires entre la MRC de La Rivière-du-Nord et le ministère des Affaires municipales et de l’occupation du territoire, en collaboration avec le Musée de la Mémoire Vivante où certains de ces témoignages pourront aussi être consultés.

L’étude sera possible sur réservation à la bibliothèque du centre-ville de Saint-Jérôme à compter du 18 janvier

La Ville de Saint-Jérôme annonce que des espaces de travail de la bibliothèque Marie-Antoinette-Foucher, située au centre-ville, seront accessibles sur réservation à la population étudiante, … >

Louise Simard-Léonard témoigne des changements du XXe siècle à Saint-Jérôme

La petite histoire d’ici racontée par des gens d’ici

Histoire et Archives Laurentides a mené une série d’entrevues audio ou vidéo avec des aînés de Saint-Jérôme et des villes environnantes. À travers leurs souvenirs et anecdotes, découvrez des aspects parfois méconnus de la petite histoire régionale, qui sont ainsi préservés pour la postérité.

Louise Simard est issue d’une famille profondément ancrée dans l’histoire de Saint-Jérôme. Elle est la petite-fille de Camille De Martigny père, avocat renommé et ancien maire, et la fille de Jean Simard, fils de Pierre Simard, qui exploitaient une épicerie au centre-ville. Son époux était le notaire Georges Léonard, lui aussi membre d’une famille bien connue à Saint-Jérôme.

L’épicerie Simard, que tenaient le grand-père et le père de Louise »Simard dans le centre-ville jérômien.

Outre de nous livrer, au travers le récit de son quotidien d’enfant, un peu de la vie dans la première moitié du XXe siècle, c’est avec une certaine nostalgie qu’elle nous parle aussi de la rue Laviolette, où habitait sa famille dans la jolie maison patrimoniale qui existe toujours au coin de la rue Marchand.

La maison Simard (qu’on devrait peut-être plutôt appeler la maison De Martigny!) existe toujours sur la rue Laviolette. Fonds Richard Côté; Mise en valeur du patrimoine bâti;Maisons anciennes, Saint-Jérôme
Le spectaculaire incendie du collège des Frères des écoles chrétiennes, survenu au début de l’année 1962 tout près de la maison des Simard.

Tout au long de l’entrevue, Mme Simard-Léonard nous raconte ces charmantes petites anecdotes qui ont construit la trame narrative de sa vie, une de ces vies dont on n’entend peu parler dans les livres d’histoire mais ô combien importantes, constituant le tissu vivant de Saint-Jérôme au siècle dernier.

La mère de Louise Simard, Jacqueline DeMartigny (assise), s’est beaucoup impliquée dans les débuts de la bibliothèque municipale. Elle est ici avec Marie-Antoinette Foucher, qui en fut la première directrice. Collection Société d’histoire de la Rivière-du-Nord; Bâtiments historiques;Bâtiments publics;Salle de la bibliothèque municipale de Saint-Jérôme

Jean-Pierre Bourbeau pour Histoire et Archives Laurentides

L’entrevue intégrale avec Mme Simard-Léonard sur YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=KfAjrZ2k_Jc

Cette entrevue peut aussi être consultée au local de Histoire et Archives Laurentides.

Le projet a été réalisé dans le cadre du Fonds de développement des territoires entre la MRC de La Rivière-du-Nord et le ministère des Affaires municipales et de l’occupation du territoire, en collaboration avec le Musée de la Mémoire Vivante où certains de ces témoignages pourront aussi être consultés.

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