C’est au beau milieu d’un sentier à proximité du Parc du lac Jérôme que Mario Fauteux a annoncé officiellement sa candidature aux élections municipales de Saint-Jérôme dans l’équipe Avenir Saint-Jérôme de Marc Bourcier.

Fauteux devient donc le quatrième candidat de la formation de Bourcier. Il se présentera dans le district 10. L’équipe avait annoncé plus tôt les candidats Dominic Boyer dans le district 4 et Ronald Raymond, dans le district 1.

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À l’aide d’un tableau montrant les environs du Parc du lac Jérôme, M. Fauteux a expliqué qu’il revient en politique avec l’intention de protéger le boisé entourant le parc. « Il faut un moratoire sur le projet dans sa forme actuelle, a-t-il dit, invitant le conseil à suspendre ses interventions et à laisser les électeurs de Saint-Jérôme décider en novembre. »

Poursuivre un travail amorcé en 2014…

« Ça fait plaisir de retrouver le monde politique, au cours des dernières années c’est vrai que je me suis souvent demandé si j’allais y revenir ou pas. Il y a des amis qui me disaient on a besoin de toi pour le lac Jérôme, ça a été probablement le fait qui a fait pencher la balance. C’est défendre le territoire! »

« J’ai déposé un projet sur le lac Jérôme au mois de janvier 2014, à la commission de l’environnement, pour faire un parc avec ces vastes territoires, et finalement nous avons acheté une parcelle qui est quand même assez grande. Dix millions de pieds carrés c’est pas rien! Saint-Jérôme a payé 2,7 M$. Depuis ce temps-là, j’entends beaucoup de demi-vérités. »

Fauteux s’est dit surpris d’apprendre que le terrain acheté était encore « zoné » urbain. « Le maire Maher me disait à l’époque: ”Mario, ça va être dans ton deuxième mandat, fais toi z’en pas”. Mais je comprends aujourd’hui que ses intentions n’étaient pas sincères, car il savait très bien que je ne serais pas de retour dans son parti. Finalement, après l’élection de la cachette en 2017, on est en train de vouloir faire du développement résidentiel en cachette. Je ne suis pas surpris. Parmi les gens qui étaient avec Vision Saint-Jérôme à l’époque, il y avait un groupe qui était pro-condos et un qui était groupe pro-vert. Les pro-vert se sont fait sortir graduellement et les pro-condos sont restés. »

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Des boulevards en pleine nature

« Si on regarde le projet au niveau environnemental d’abord, on voit qu’il y a des boulevards qui sont projetés de la route 158 à la rue Bélanger. On voit qu’un carrefour giratoire est prévu reliant la rue Filion et la rue Ouimet. Déjà là, on vient défaire l’esprit d’un parc nature. Quand on fait passer des boulevards dans un milieu forestier, là on est rendus que c’est un parc municipal. Tant qu’à entendre des autos et des motos, aussi bien aller dans le parc Labelle en face de la cathédrale, ça va être pareil. Un parc nature, ce n’est pas fait pour ça. Un parc nature c’est pour entendre les petits oiseaux et non pas les bruits de camions! »

Fauteux a ensuite rappelé pourquoi il avait choisi de faire son annonce dans le sentier menant au parc. « Le sentier où on se trouve va être remplacé par un boulevard. Ici y’aura un pont qui va traverser le ruisseau des Prairies. Il va y avoir un autre pont plus loin où la rue Ouimet traversera le même ruisseau. Nous sommes présentement dans un territoire où les gens pensent que c’est le Parc du lac Jérôme alors que tout ça va devenir un vaste chantier pour promoteurs et pour du développement urbain. »

« Seulement pour les chemins, on va affecter environ 17 000 mètres carrés de milieux humides. Juste les chemins! Du point de vue environnemental, on va briser la quiétude des lieux et en plus le futur boulevard va passer à environ 300 pieds du lac. »

Il ajoute que la zone entre le boulevard et le lac constitue un entonnoir naturel qui se déverse vers la partie du lac où l’eau est la plus pure. « Imaginez un boulevard avec le sel en hiver et le drainage vers le lac. C’est évident qu’il y a un risque majeur de contamination. »

La fin pour plusieurs sentiers

« Deuxièmement, à 300 pieds du lac vous avez des nombreux sentiers qui sont très fréquentés. Avec ce projet on viendrait complètement dénaturer le parc dans l’esprit d’un randonneur, c’est évident! Le lac Jérôme est alimenté par des sources; qu’est-ce qui va arriver avec tout ça avec le dynamitage, qu’est-ce qui va arriver avec tous les autres milieux humides? Est-ce qu’on a mesuré les impacts environnementaux? Il semble que non. »

« Selon ce que j’ai lu dans les médias c’est encore à venir. J’ai hâte de voir ça! Avec le prolongement de la rue Ouimet et le développement, on va affecter une surface de 85 000 mètres carrés de milieux humides. Plus on détruit des milieux humides, qui sont en fait comme l’éponge de la nature, plus on envoie rapidement l’eau à la rivière et plus on s’expose à des inondations. C’est l’effet dangereux et pervers de détruire des milieux humides. Au total, on parle donc de 100 000 mètres carrés de milieux humides qui vont être affectés. Donc juste au niveau environnemental avec ce développement, on détruit complètement le charme et l’attrait du secteur du lac Jérôme. »

« C’est un diamant brut, le lac Jérôme, ce n’est pas une carrière pour extraire des profits pour des gens qui voudraient faire du développement. C’est pas du tout cette vocation qu’on doit donner à ce territoire là. »

Un développement payé par l’ensemble des citoyens

Alors que le conseil de Saint-Jérôme présente le projet comme une manne de taxes foncières, Fauteux y voit une équation perdante pour les citoyens qui habitent déjà à Saint-Jérôme.

« Il y un autre point dont on ne parle pas assez, c’est le point de vue financier. C’est quelque chose que la Ville n’a pas dit, et que j’aimerais bien qu’elle nous dise. En 2015, ( NDLR: alors que Fauteux siégeait au conseil municipal ) j’ai été mis au courant que quand on fait un boulevard, le boulevard n’est pas construit aux frais du promoteur. Quand on fait des ponts, pour traverser des milieux humides, c’est aussi aux frais de l’ensemble des contribuables. Même chose quand on fait des rues sur des terrains de la ville. Ce que je suis en train de vous dire c’est que les rues qu’on va déployer, c’est nous les citoyens qui allons payer pour ça! Déjà là, on peut se poser des questions. »

« On parle de 10 000 personnes. On va devoir amener de l’eau potable à cet endroit-là. Oui, l’usine de filtration est capable de fournir. Le problème, c’est qu’on va avoir besoin d’une conduite d’eau plus grosse pour alimenter le secteur en eau potable, on n’aura pas le choix! Et qui paie pour la conduite qui n’est pas sur le territoire du projet? Encore les citoyens de Saint-Jérôme. »

« Si vous me comprenez bien, vous venez de comprendre un détail fort important. Déjà à Bellefeuille on a des gens qui ont des problèmes avec le puits Bertrand, le puits Jolibourg. Ce sont ces gens-là qui vont devoir payer à même leurs taxes générales pour une conduite d’eau potable, pour un projet d’un promoteur, dont les citoyens ne sont même pas encore arrivés! C’est assez spécial comme situation, et ça on va tous payer pour ça! »

Mario Fauteux a eu recours à des morceaux de tuyau pour illustrer le fait que l’ensemble des contribuables de Saint-Jérôme devront absorber le coût d’augmenter la capacité des infrastructures pour desservir le nouveau quartier.

Fauteux ajoute qu’il n’y a pas que l’aqueduc. « Tout ce qui entre doit sortir. Les eaux usées et les égouts! Quand le promoteur va bâtir son réseau d’égouts, est-ce que le système d’épuration des eaux, le système des eaux usées, est capable de le recevoir à ce moment-ci? »

Mario Fauteux en doute. « À Saint-Antoine ( le secteur qui borde le projet d’écoquartier ) on n’a touché à rien du réseau souterrain (depuis la fusion en 2000), sinon que l’installation d’une conduite collectrice qui se termine dans le coin de la Fromagerie Mirabel où se trouve une station de pompage puis achemine l’eau vers des bassins. Avec 10 000 résidents de plus, vous n’aurez pas le choix! Vous allez devoir grossir la collectrice des eaux usées! »

« Ces conduites ne sont pas sur le territoire du projet. Qui paie pour ça? Ce sont les résidents de l’extérieur du nouveau quartier qui devront payer pour ça. Encore là les gens de Bellefeuille, ceux de mon quartier, qui sont aux prises avec des problèmes d’égouts à Place Linda et dans les quartiers tout près. Ces résidents ont des ennuis avec les eaux pluviales, ils ne sont pas capables d’avoir des services adéquats, et la Ville est incapable de régler leurs problèmes. Ils vont se retrouver à payer par leurs taxes une collectrice pour un développeur et pour des gens qui ne sont même pas encore citoyens de Saint-Jérôme. »

« La station de pompage des égouts à Saint-Antoine est déjà à pleine capacité. Elle n’est pas capable d’en recevoir plus, donc on s’expose à des déversements d’égouts dans la rivière du Nord. Déjà là, je sais que notre ville n’est pas encore exemplaire sur ce plan. On a beaucoup de travail à faire à ce niveau-là et j’aimerais bien connaître les chiffres réels des déversements dans la rivière. Mais là, c’est évident qu’avec ce projet on s’expose à ce qu’il y en ait encore plus. Dans le cas des étangs aérés de l’autre côté de la Rolland, on est encore là à pleine capacité et quand ça déborde, ben ça déborde encore à la rivière. Un autre problème dont la ville n’a pas parlé », dit Fauteux.

« Même si le promoteur voulait faire des stations spéciales pour traiter les eaux usées, je rappelle que c’est aux frais des contribuables que ces stations devront être opérées et entretenues, et remplacées un jour. Dans le cas de ces stations, comme à Mirabel par exemple, il y a parfois des problèmes d’odeurs. Par ailleurs, au niveau de l’aqueduc et de l’eau potable, on est précaires et on est mieux de conserver le potentiel qu’on a pour d’autres genres de développement, industriel par exemple. »

Un accord signé trop vite

Mario Fauteux est aussi inquiet devant l’accord de principe déjà signé par la Ville en janvier 2021 pour s’engager dans le projet. Il a rappelé un article de l’accord dont il a fait lecture disant que la Ville de Saint-Jérôme n’exclut pas la possibilité de réaliser et financer elle-même tout ou en partie des travaux, mais réserve à sa discrétion cet égard le tout sujet à acquisition par la ville et à sa seule discrétion des lots requis pour le faire.

Selon Fauteux cela signifie que la ville pourrait payer beaucoup plus, car la ville s’engage à payer au-delà du règlement. « Est-ce 15 M$, 20 M$, 25 M$? À ce rythme-là, ça va coûter moins cher d’acheter le territoire que de faire une surfacturation des infrastructures que les citoyens auront à payer. Encore là, j’aimerais que le conseil de ville explique quels sont les frais, parce que ça, ils n’en ont jamais parlé, comme par hasard. »

« C’est pour ça qu’en 2015 il n’y a pas eu de suite au projet! Et là, on est prêts à embarquer les gens dans une dépense sans leur dire.»

Le promoteur pourrait développer à partir de la route 158, dit Fauteux

« Autre point: la gestion de la circulation, a poursuivi Fauteux. C’est majeur. Il y a une clé là-dedans qu’on a sous-estimée et c’est la gestion de la circulation routière pour 4000 résidences et 10 000 citoyens. En ce moment c’est ici, au bout de la rue Ouimet, que se situe le coeur du projet de développement du promoteur. Le promoteur fait déboucher la circulation de son nouveau quartier sur Ouimet et nous dit que ce développement va se faire sur 10 ou 15 ans. Pourquoi ne commence-t-il pas du côté de la route 158, où toute la circulation pourrait être dirigée au fur et à mesure de son développement? »

« Pourquoi diriger le trafic vers les rues du centre-ville de Saint-Jérôme par la rue Ouimet ou un prolongement de la rue Filion qui n’est pas nécessaire? Après 10 ans, si l’accès à la 158 n’est pas fait, on aura engorgé encore davantage les rues existantes. Ensuite il n’y a rien qui oblige les promoteurs à réaliser ces routes d’accès. Ils pourraient toujours dire qu’ils ferment boutique, merci beaucoup, le coeur de mon projet est fait. Qui va payer pour ça? Encore nous les citoyens. Qui va être pris avec la circulation? Encore les citoyens. »

« En 2015, ça a fait partie des discussions et ça a fait que ce projet s’est arrêté. Maintenant on parle de consultation publique! On est en pleine pandémie! Je ne sais pas ce qui presse tant, on ne peut même pas aller au conseil de ville. Et là on a des réponses floues, on nous dit qu’il n’y aura pas un arbre coupé sur le territoire du Parc du lac Jérôme. C’est du fake news. Le territoire du lac Jérôme qu’on a acheté en 2015 inclut un lot où on prévoit faire passer une route collectrice! Qu’on ne vienne pas me dire qu’il n’y aura pas un arbre de coupé, c’est faux! Évidemment, on projette aussi de couper bien d’autres arbres à proximité. »

« Les séances de consultation, ça me fait penser au projet du Roi-Charles en 2013. (NDLR: un projet de développement dans le secteur Bellefeuille que l’administration Maher avait finalement stoppé.) C’est un développement qui n’a pas eu eu lieu. Nous du conseil de ville, c’est-à-dire Vision Saint-Jérôme quand j’y étais, on a fait renverser la décision. »

« Je vais vous lire une déclaration célèbre, a mentionné M. Fauteux, avant de lire un communiqué émis à l’époque par le parti Vision, dont il faisait partie. Selon Vision Saint-Jérôme, un projet qui n’est pas viable sans une subvention déguisée des contribuables, bien ce n’est pas un bon projet. Le développement oui mais pas le développement à tout prix. Ce n’est pas aux citoyens de fouiller dans leurs poches pour permettre à des promoteurs d’engranger des profits. C’était le communiqué de presse de Vision Saint-Jérôme le 8 mai 2013. Je pense que le parti avait bien raison, alors pourquoi avoir changé d’avis aujourd’hui? »

La consultation publique serait un mirage

Quant à la consultation publique, Fauteux ajoute que tout le monde a bien compris que la consultation publique promise par l’ancienne mairesse St-Gelais sera un exercice bidon, à son avis. « Une séance d’information où ils diront que, de toute façon, le projet va se faire. »

« Les citoyens pourront s’opposer… » Une autre belle attrape, selon Fauteux, qui explique que la loi prévoit que les propriétaires de lots avoisinants ont le droit de s’opposer aux changements de zonage et ultimement de demander un référendum. « Mais les lots avoisinants appartiennent tous au promoteur ou à la ville, pensez-vous qu’ils vont demander un référendum? Jamais! Les citoyens n’ont donc aucun recours pour empêcher la projet de la façon dont il est structuré. »

Un projet «électoraliste»

Selon Fauteux, les conseillers de Vision Saint-Jérôme ne songent qu’à se faire réélire en faisant miroiter ce projet. « Moi ce que je dis, c’est qu’il faut arrêter d’improviser à des fins électoralistes. Je demande au conseil de ville de ne plus toucher à rien d’ici le 7 novembre. Respectons les citoyens et leurs opinions, car on a une pétition de 6000 noms qui circule! C’est quelque chose ça, 6000 noms. Ça mérite réflexion et ça mérite respect. »

« Je demande au conseil de ville de ne pas nous faire d’entourloupettes, pas d’histoires de passer des règlements en douce et en vitesse avant le 7 novembre pour que le prochain conseil soit pris avec ça comme ça été le cas avec le Roi-Charles. Touchez à rien s’il vous plaît! Présentez ça aux citoyens, ça sera votre position si vous voulez, c’est libre à vous de le faire! »

« Je demande aussi au promoteur la même chose. C’est à dire de ne pas brusquer la ville dans sa démarche. Il peut faire la promotion de son projet, moi je ne veux pas partir en guerre avec lui, parce qu’on va vouloir lui parler et on a même des solutions pour lui aussi dans cette histoire-là. Il faut que tout le monde en sorte gagnant. Je demande aussi aux communications de la Ville de Saint-Jérôme de faire bien attention! Vision Saint-Jérôme, c’est un parti politique qui s’en va en campagne électorale et j’aimerais bien que le service des communications demeure au service des citoyens et non au service d’un parti politique. Je sais qu’ils ont beaucoup de pression à cet effet-là et je leur demande de bien jouer leur rôle. »

À la population de décider

« Je pense que lors des élections de novembre 2021, il y aura les gens pro-condos, pro-développement, et qu’il y aura aussi les gens qui sont des pro-nature qui choisiront de se regrouper autour de l’équipe de Marc Bourcier », a dit Fauteux.

« Ceux qui seront élus auront le mandat de procéder. Demandons à la population ce qu’elle en pense. La meilleure façon de le faire, c’est par un vote qui aura lieu le 7 novembre. Ce n’est pas si loin que ça. »

« Dans le cas des solutions que nous on va présenter, c’est évident qu’on va proposer un moratoire pour d’abord geler l’ensemble du territoire, tant qu’on n’aura pas l’assurance que les espaces verts ne seront pas conservés et protégés dans leur intégralité, pour l’infini et plus loin encore, comme dirait un célèbre personnage de Disney. »

« Un parc naturel et non un parc meublé d’automobiles »

« L’intégralité c’est l’ensemble du territoire » ajoute Fauteux, en indiquant qu’il faut voir au-delà des dix millions de pieds carrés présentement acquis pour le Parc du lac Jérôme, qui ne représentent qu’un sixième du boisé.

La zone boisée qui se trouve à la limite sud-est du territoire de Saint-Jérôme est bordée au sud par la route 158 et à l’est pas la limite du territoire de Sainte-Sophie, la longue ligne droite en haut à droite de notre photo. La superficie de cette zone est de l’ordre de 60 millions de pieds carrés.

« C’est sûr qu’il y a des choses qui sont en marche et qu’on ne pourra pas changer, mais au moins on va pouvoir prendre le temps de bien y réfléchir et de trouver les bonnes solutions. Parce que cet ensemble de territoires pourrait facilement être une réserve écologique en milieu urbain, pareil comme à Val-Morin et Val-David, ou les falaises de Prévost. On pourrait obtenir une servitude réelle et perpétuelle en ayant des partenaires, parce qu’on peut trouver des partenaires qui peuvent en faire l’acquisition. Ça peut être le cas de l’Institut des territoires, Conservation de la nature Canada, ou Canards illimités. J’ai commencé à prendre contact avec Canards illimités justement pour mesurer leur intérêt dans une situation comme celle-là. On peut avoir des partenaires pour faire des acquisitions, ce n’est pas un problème. Le but c’est protéger le territoire. C’est clair net et précis que c’est une forêt que nous avons, un parc naturel forestier et non un parc municipal meublé d’automobiles. Ce n’est pas ça sa vocation, ça n’a rien à voir avec ça. »

« Je vois aussi monter des sommes astronomiques de coûts que ça va apparemment nous coûter. Des 100 M$, 150 M$ de pénalité, j’ai même vu passer 200 M$. Arrêtons ça tout de suite et gardons notre sérieux. Lorsque le projet a été arrêté au Roi-Charles, on a payé 1 M$ au propriétaire et on est devenus propriétaires de 200 000 mètres carrés. Quand on a acheté le territoire actuel qui appartenait aussi à un promoteur et qui était aussi zoné urbain, on a payé 2,7 M$, pas 200 M$. Dans le cas du territoire qui est déjà là, on n’a pas l’intention de partir en expropriation, mais le règlement sur les ententes relatives aux travaux municipaux est clair. Voici ce que dit l’article cinq: le conseil de ville a la responsabilité d’assurer la planification et le développement du territoire. En conséquence, il conserve en tout temps l’entière discrétion de décider de l’opportunité de conclure une entente relative à des travaux municipaux visant à desservir un ou plusieurs terrains ou constructions. »

« C’est donc à la ville de décider si elle veut ouvrir des chemins ou pas. On est loin des histoires de 200 M$ de poursuites qu’on a lus dans les médias. » ( NDLR: Une somme avancée par l’ex-mairesse St-Gelais et le directeur général Yvan Patenaude mais jamais démontrée par la moindre étude. )

« Dans notre cas, on ne veut pas partir en guerre avec le promoteur. Ce n’est pas le but. Mais l’idée c’est de préserver l’espace naturel et c’est de travailler ensemble, parce qu’évidemment le promoteur en a besoin. Une des choses qui est importante pour moi, c’est que ce projet-là, c’est mon bébé. C’est pas un hasard si on m’a exclu de Vision Saint-Jérôme, parce qu’ils connaissaient très bien ma position puis là je comprends mieux pourquoi c’est resté urbain et c’est pas un hasard si on m’a sorti. »

« Moi j’étais en faveur du développement durable et contre l’étalement urbain bien c’est justement ça, c’est de l’étalement urbain! Le développement durable ce n’est certainement pas ça! »

Terminer le « coup de génie »

« Danielle Pilette, une grande spécialiste dans la gouvernance municipale, avait dit que cette acquisition était un coup de génie, parce qu’on venait de protéger un vaste territoire, un espace vert, et qu’on allait empêcher l’étalement urbain.
Par la fait même, on peut forcer les promoteurs à régénérer les terrains qui sont abandonnés dans le centre-ville ou ailleurs, des terrains qui sont contaminés qu’on pourrait retravailler pour refaire du résidentiel, c’est ça du développement durable, protéger des espaces verts et empêcher l’étalement. »

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Comments to: Mario Fauteux revient en politique municipale pour sauver le boisé du lac Jérôme
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    3 avril 2021

    Je porte à votre attention le fait suivant; Il y a déjà une conduite d’eau qui a été amené à la rue Bélanger, à la porte du futur boulevard La grande traversé. Celle-ci a déjà été surdimensionné pour alimenter le futur développement du futur promoteur. Sachez que cette conduite surdimensionné est sur votre compte de taxes depuis plusieurs années. Alors que l’on ne viennent pas nous dire que la conduite d’eau sera au frais du promoteur et non des citoyens.

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